Dans le calme, l'UMP se met d'accord sur l'organisation de sa primaire

Le siège de l\'UMP dans le 15e arrondissement, à Paris, le 3 février 2015. 
Le siège de l'UMP dans le 15e arrondissement, à Paris, le 3 février 2015.  (VALENTINA CAMOZZA / CITIZENSIDE / AFP)

Le bureau politique du parti a validé, mardi, la charte d'organisation du scrutin préparée par le député proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère.

A défaut de l'être sur la ligne politique, les ténors de l'UMP se sont mis d'accord sur la règle du jeu de la primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017. Le bureau politique du parti a validé, mardi 7 avril, la charte d'organisation du scrutin préparée par le député proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère. Une réunion qui s'est déroulée dans le calme, Solère saluant son Le Figaro un esprit de "consensus", tandis que le proche d'Alain Juppé Edouard Phillipe a salué un "équilibre du texte parfait".

Voici ce qu'il faut retenir de l'accord conclu.

Comment va s'organiser le vote ?

Le premier tour aura lieu le dimanche 20 novembre 2016. Un second sera organisé une semaine plus tard si aucun des candidats n'obtient la majorité des voix. Afin d'obtenir une participation élevée, le bureau politique s'est accordé sur l'ouverture de 10 000 bureaux de vote, alors que le chiffre de 8 000 circulait auparavant, écrit Le Monde.

Pour se présenter, chaque candidat UMP devra recueillir les parrainages d'au moins 250 élus, dont 20 parlementaires contre 25 prévus initialement, dans au moins 30 départements, et d'au moins 2 500 adhérents à jour de cotisation répartis sur au moins quinze fédérations. On ignore encore si cette règle s'appliquera aux candidats d'autres formations, comme l'UDI. Son président Jean-Christophe Lagarde, dont l'alliance avec l'UMP s'est révélée payante pour les départementales, réserve pour le moment sa réponse sur la participation de la formation centriste.

Les candidatures devront être adressées au parti au plus tard le 9 septembre 2016. La liste définitive des candidats sera rendue publique au plus tard le 21 septembre, date officielle du début de la campagne qui s'achèvera le 18 novembre à minuit. Dernier détail important : les candidats membres de la direction de l'UMP devront démissionner de leur poste au moment de l'enregistrement de leur candidature. Une fois désigné, le vainqueur pourra s'il le souhaite mettre en place sa propre direction du parti jusqu'aux législatives de 2017.

Qui pourra voter ?

Tout le monde ou presque. Pour éviter les fraudes qui avaient entaché le vote pour la direction de l'UMP en 2012, le scrutin sera ouvert à tous les citoyens inscrits sur les listes électorales, moyennant deux euros et la signature d'une charte des "valeurs républicaines de la droite et du centre". Le vote se fera au moyen de bulletins papier, sans procuration possible.

 Qui s'est déjà déclaré ?

Pour l'heure, Alain Juppé, François Fillon, Xavier Bertrand et Christian Estrosi ont fait acte de candidature. Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente de l'UMP, ne s'interdit pas une candidature si ses idées ne sont "pas représentées". Bruno Le Maire, fort d'un score de 29,18% à l'élection à la présidence de l'UMP, n'exclut rien. Quant à Nicolas Sarkozy, il n'a pas encore officialisé sa candidature, même si celle-ci ne fait guère de doute.

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