4 Vérités - Raffarin verrait bien Macron travailler avec Juppé

France 2

Jean-Pierre Raffarin est l'invité de Guillaume Daret sur le plateau des 4 vérités de France 2 ce jeudi 7 avril.

Pour Jean-Pierre Raffarin, il n'est pas encore question d'adhérer au mouvement politique d'Emmanuel Macron, "En Marche !". Toutefois, l'ancien Premier ministre (les Républicains) juge dans les 4 Vérités ce jeudi que l'initiative du ministre socialiste de l'Économie "va plutôt dans la bonne direction. Ça fait un pélerin de plus dans le chemin central de la République. Ce n'est pas mal, ça apporte un peu de sang neuf, ça fait bouger un peu le vieux socialisme, et puis au final, je ne vois aucune incompatibilité entre Emmanuel Macron et Alain Juppé. Qu'il y ait à l'avenir des partenariats entre eux ne me parait pas impossible".

Jean-Pierre Raffarin se dit "sur la même longueur d'onde" que Macron, "notamment sur les questions économiques". "Son problème, selon lui, est qu'il est à l'intérieur d'un gouvernement qui ne fait pas ce qu'il dit et lui n'a pas beaucoup de liberté".

Macron, "promesse politique"

Le soutien d'Alain Juppé pour la présidentielle compare Macron à Valéry Giscard d'Estaing : "Il a cette forme de clarté, d'intelligence précise et de puissance". "Il faut qu'il fasse ses preuves. Pour le moment, Macron, c'est une promesse politique", rappelle-t-il néanmoins.

En 2017, "il va falloir réformer profondément et fermement. Et il va falloir le faire vite", lance Jean-Pierre Raffarin. "On va avoir besoin de tous les talents et Macron peut en être", répète-t-il. "Nous proposons de décréter un état d'urgence pour la réforme nationale", c'est-à-dire la suppression temporaire de la navette parlementaire.

"La primaire des Républicains, estime-t-il, pour qu'elle soit un succès, il faut qu'il y ait des millions de gens qui viennent voter donc l'offre politique (une dizaine de candidats actuellement, ndlr) plus elle est large, plus ça fait de votants".

Enfin, Jean-Pierre Rafarin "ne souhaite pas du tout que les Britanniques quittent l'UE". Il juge le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayraut, "sérieux et crédible" et lui conseille de "revenir à une politique d'indépendance de la France, car on a eu dans le passé des inflexions trop américaines. Nous devons être une force d'équilibre pour la paix".

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