VIDEO. Trente ans de confusion entre la droite gouvernementale et le Front national

Clément Parrot

Par ses propos sur le FN, François Fillon vient de montrer, une nouvelle fois, que son mouvement peine à se situer par rapport au parti de Marine Le Pen.

François Fillon a relancé les polémiques à l'UMP, dimanche 8 septembre, avec ses déclarations sur le Front national et le Parti socialiste. Difficile à suivre, l'ancien Premier ministre rejette le concept de "front républicain", mais ne veut plus non plus "de cette règle stupide du 'ni-ni'", et écarte dans le même temps toute alliance avec le Front national.

Du RPR à l'UMP, de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, l'UMP a toujours dû gérer la problématique du Front national. Au niveau local, les élus ont été parfois tentés par des alliances de circonstance (municipales de 1983 à Dreux, régionales de 1998). Au niveau national, en revanche, les responsables de l'UMP ont toujours affiché une ferme opposition au parti fondé par Jean-Marie Le Pen, tout en faisant de l'œil aux électeurs frontistes. Si François Fillon n'a pas encore franchi le Rubicon, il rapproche par ses déclarations l'hypothèse d'alliances entre l'UMP et le FN.

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