Patrick Buisson poursuit l'UMP en justice

Patrick Buisson, le 15 octobre 2012 à Paris.
Patrick Buisson, le 15 octobre 2012 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy réclame le paiement de factures impayées datant de 2013.

Patrick Buisson ressurgit en créancier mécontent. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy réclame le règlement de factures impayées pour des prestations que sa société, Plubliopinion, a fournies à l'UMP en 2013, révèle Mediapart.

"Alors que Patrick Buisson a été remercié par Jean-François Copé à la fin 2012 (ou début 2013), après des années de 'bons' et loyaux services, il semble considérer que son contrat avec l’UMP n’a pas été résilié en bonne et due forme. Jean-François Copé y aurait mis fin verbalement", précise le site d'information.

Un marché de 400 000 euros par an

"Ce marché, poursuit Mediapart, lui rapportait à l’époque 31 993 euros par mois pour des commandes de sondages et pour de l’analyse d’opinion – soit quasiment 400 000 euros par an."

Une information que Philippe Blanchetier, un des avocats de l'UMP, a confirmée au Figaro. L'affaire sera présentée en juin devant la 4e chambre civile du tribunal de grande instance de Paris.

Après avoir, en vain, envoyé une mise en demeure à Jean-François Copé, alors président du parti, Patrick Buisson a assigné en justice quelques mois plus tard le parti de droite, qui refuse de payer.

Un match revanche contre Nicolas Sarkozy ?

Mediapart note aussi qu'en étalant l'affaire sur la place publique, l'ex-conseiller élyséen "donne l’impression de jouer une revanche" contre l’actuel président de l’UMP, Nicolas Sarkozy.

Les deux hommes se sont spectaculairement brouillés en mars 2014 après la retranscription dans Le Canard enchaîné et la mise en ligne, sur le site Atlantico, d'extraits de conversations de Nicolas Sarkozy avec des proches, enregistrées par Patrick Buisson. Les discussions, dans lesquelles plusieurs membres du gouvernement en prenaient pour leur grade, portaient sur l'éventualité d'un remaniement ministériel en février 2011.

 

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