Nadine Morano dénonce un "lynchage médiatique" après ses propos sur "la race blanche"

Nadine Morano, eurodéputée des Républicains, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 11 septembre 2015.
Nadine Morano, eurodéputée des Républicains, à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 11 septembre 2015. (MAXPPP)

L'eurodéputée a publié, lundi, une tribune sur Facebook après la polémique provoquée par ses déclarations tenues sur le plateau de l'émission "On n'est pas couché", sur France 2.

"Une tempête dans un petit verre de liqueur !" Nadine Morano persiste et signe, lundi 28 septembre. Isolée dans son propre camp après ses propos sur la France et "la race blanche", l'eurodéputée des Républicains se défend dans une tribune publiée sur Facebook.

Dans ce texte intitulé "Gaulliste je suis, gaulliste je resterai !", Nadine Morano estime que ses "propos sont totalement instrumentalisés en créant des sous-entendus qui n’ont pas lieu d’être""Je n’accepte pas ce procès en sorcellerie, jamais je n’ai parlé d’une supériorité de race", poursuit-elle. Elle répète avoir repris des propos du général de Gaulle. Sauf que ces mots lui ont été attribués alors qu'ils ne figurent nulle part, ni dans ses discours ni dans ses mémoires.

"On parle bien d’Afrique noire et cela ne choque personne"

Nadine Morano s'attaque ensuite aux "bien-pensants".

Que les bien-pensants ne nous parlent plus de racisme, puisque selon eux les races n’existent pas, qu’ils ne nous parlent plus de discrimination positive puisque les minorités n’existent pas non plus.Nadine MoranoFacebook

L'eurodéputée brandit alors un autre argument : 

Quand je vais en Côte d’Ivoire, on parle bien d’Afrique noire et cela ne choque personne.Nadine MoranoFacebook

"Dans quel pays vit-on quand on ne peut plus dire que la France est un pays aux racines judéo-chrétiennes et que sa population est en majorité de couleur blanche ?" s'interroge enfin l'élue, qui se dit victime d'un "lynchage médiatique".

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