Morano, Fillon, Juppé : Sarkozy peine à rassembler

Nicolas Sarkozy (à gauche) et François Fillon au siège de l\'UMP, à Paris, le 2 décembre 2014.
Nicolas Sarkozy (à gauche) et François Fillon au siège de l'UMP, à Paris, le 2 décembre 2014. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Depuis son arrivée à la tête de l'UMP, l'ancien chef de l'Etat a essuyé de nombreux refus de ténors du parti.

Nicolas Sarkozy se pose en rassembleur, mais peine à réunir depuis son arrivée à la tête de l'UMP. Alors que les sarkozystes font une entrée en force dans le nouvel organigramme du parti, selon un blog du Monde.fr spécialisé sur l'UMP, le nouveau président de la formation froisse parmi ses plus fidèles soutiens. Ainsi, Nadine Morano, trésorière de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy, a refusé un poste au sein du parti, rapportent Paris-Match et L'Obsmercredi 10 décembre. 

Avant elle, d'autres membres de la formation ont dit "non" aux propositions du nouveau dirigeant. Francetv info remonte le fil.

Nadine Morano

L'eurodéputée a refusé le poste de secrétaire nationale de l'UMP à la formation professionnelle et à l'apprentissage. Un poste qui, pourtant, pourrait correspondre à son expérience, puisqu'elle a été ministre déléguée chargée de l'Apprentissage et de la Formation entre 2010 et 2012.

"C’est une plaisanterie, c’est indigne, scandaleux, un manque de respect à mon égard", s'est-elle emportée. D'après L'Obs, Nadine Morano estime qu'un tel poste est une "rétrogradation". Elle rappelle à Paris-Match que la première fois qu'elle a été nommée secrétaire nationale, c’était en 2002. "Depuis, j’ai été déléguée générale et ministre. Me proposer un tel déclassement, c'est tout le contraire de ce que tu as promis dans ta campagne, à savoir récompenser le courage, le travail et le mérite", a-t-elle lancé à Nicolas Sarkozy, selon l'hebdomadaire.

Alain Juppé

Le maire de Bordeaux refuse de participer au comité des anciens Premiers ministres voulu par Nicolas Sarkozy. Le 2 décembre, il écrit sur son blog qu'il est "prêt à participer au renouveau de l'UMP" après l'élection à la présidence du parti de Nicolas Sarkozy, et qu'il veut être "là où se prendront les décisions" et pas dans un "comité naphtaline".

Candidat déclaré à la primaire de 2016, qui doit désigner le candidat de la droite pour la présidentielle de 2017, il prévient qu'il ne compte pas garder sa langue dans sa poche. "Dans le même esprit, je dirai ce que je pense sur tous les grands sujets d'intérêt national et international", avertit le maire de Bordeaux.

François Fillon

Le comité d'anciens Premiers ministres prend rapidement l'eau après l'élection de Nicolas Sarkozy en tant que président de la formation. Avant Alain Juppé, l'entourage de François Fillon avait déjà fait part du refus de ce dernier. "François Fillon ne demande pas de traitement particulier, le BP [bureau politique] fonctionne, il n'est pas nécessaire de créer une nouvelle instance. Il n'y participera donc pas", a-t-il déclaré.

"Il nous présente un comité des vieux sages pour en faire le comité des vieux cons", a expliqué à RTL un autre proche de François Fillon.

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