Les politiques aussi ont bien du mal à nommer les Républicains

Jean-Pierre Raffarin s\'exprime lors du congrès fondateur des Républicains, le 30 mai 2015, à Paris.
Jean-Pierre Raffarin s'exprime lors du congrès fondateur des Républicains, le 30 mai 2015, à Paris. (CITIZENSIDE / YANN KORBI / AFP)

Depuis que l'UMP a changé de nom, des responsables de tous bords se prennent les pieds dans le tapis lexical.

Comment vous appelez-vous ? Après son changement de nom, samedi 30 mai, l'ex-UMP se réveille avec quelques étourdissements d'ordre lexical. Plusieurs responsables des Républicains sont à la peine avec la nouvelle appellation de leur parti, tandis que l'opposition s'en donne à cœur joie pour critiquer ce changement d'identité.

A droite, on bafouille

Dimanche, sur le plateau du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro, le sénateur de la Vienne Jean-Pierre Raffarin s'est dit membre du "Parti républicain", avant de se reprendre sur-le-champ.

Le lendemain, Nadine Morano ne savait toujours pas où elle habitait, comme en témoigne ce lapsus sur France Info"Je suis Nadine européenne, euh Nadine Morano, députée européenne Les Républicains."

A gauche, on snobe

Vous voulez vous faire appeler les Républicains ? Très peu pour nous, semble dire l'opposition. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a décidé, lundi, sur France Inter, d'utiliser une autre appellation : "Je vais appeler [Nicolas Sarkozy] le président du Parti républicain, puisque c'est un parti et qu'il se dit républicain, ça suffira."

Le président PS de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, en a rajouté une couche sur Europe 1, avec une assonance en "i" : "Il a voulu créer le parti Les Républicains et, finalement, on se retrouve avec le petit parti riquiqui de Nicolas Sarkozy."

Aux extrêmes, on ironise

Dès samedi, le vice-président du Front national Florian Philippot a dévoilé le surnom qui remplacera l'"UMPS" chez les frontistes. Pour dénoncer les politiques menées par les Républicains et le PS, le FN s'en prendra désormais à "l'RPS".

Du côté du Parti de gauche, le coordinateur général Eric Coquerel a suggéré d'appeler les Républicains "le Parti sarkozyste""C'est bien, ça ferait un seul 'PS' pour deux partis du système", a-t-il indiqué, lundi, au Scan.

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