Syrie : Fabius juge "inadmissible" l'état humanitaire des villes assiégées

(Pour la première fois depuis trois mois, de l'aide humanitaire a pu parvenir lundi à Madaya, une ville syrienne assiégée où les habitants souffrent de la faim © MaxPPP)

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, demande notamment la levée du siège de Madaya, une ville syrienne toujours encerclée par les forces de Bachar-al-Assad.

La France demande officiellement à la Syrie et à la Russie de cesser leurs opérations militaires contre les civils syriens. C'est une nécessité "absolue" a dit le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, qui présentait ses vœux à la presse lundi. En Syrie, les habitants de plusieurs villes assiégées souffrent de la faim. Selon les ONG, la situation est particulièrement dramatique à Madaya. Plusieurs camions d'aide humanitaire ont pu y entrer, pour la première fois depuis trois mois.

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Après six mois de siège, plus que les bombes c'est la famine qui terrasse aujourd'hui les habitants de Madaya. A 40 km au nord-ouest de Damas, la ville est prise en tenaille par l'armée syrienne. Si l'aide humanitaire a finalement pu y entrer au compte-gouttes ces derniers jours, d'autres localités sont toujours assiégées par les forces du régime. Lors de sa présentation des vœux à la presse lundi, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a demandé que cesse ce qu'il appelle "un calvaire".

Les témoignages que nous avons de ce qui se passe là-bas, les photos de ces corps décharnés nous font penser à d’autres épisodes dramatiques, mais montrent à quel point ce régime de Bachar-al-Assad (…) ne peut pas être l’avenir de la Syrie.

Le ministre ajoute que "de la même façon, il convient que les Russes ne prêtent pas la main à ces actions qui sont inadmissibles". 

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Il faut bien sûr négocier avec Damas, précise Laurent Fabius, mais il faut d'abord que les bombardements cessent. Des négociations entre l'opposition et le régime syrien doivent commencer le 25 janvier à Genève, sous l'égide de l'ONU.

Moscou a de son côté démenti bombarder des civils en Syrie, selon le porte-parole de la diplomatie russe, qui a réagi aux propos du ministre français.

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