Sondage : François Hollande devance toujours largement Nicolas Sarkozy à la présidentielle

François Hollande
François Hollande (AFP)

François Hollande conserve une avance de 11 points sur Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ipsos-Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde. Marine Le Pen reste en embuscade à la troisième place.

François Hollande conserve une avance de 11 points sur Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ipsos-Logica pour France Télévisions, Radio France et Le Monde. Marine Le Pen reste en embuscade à la troisième place.

D'après le baromètre d'intentions de vote Ipsos-Logica, France Télévisions, Radio France, Le Monde, François Hollande, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen gagnent chacun trois points en un mois et le candidat socialiste arrive en tête devant le chef de l'Etat au premier tour de la présidentielle. Avec 19% d'intentions de vote, la candidate du FN reste en embuscade pour rééditer un "21 avril".

La tendance des derniers mois se confirme. Si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu maintenant, les trois principaux prétendants MM. Hollande et Sarkozy ainsi que Mme Le Pen, dont seuls deux d'entre eux sont officiellement déclarés, obtiendraient respectivement 35%, 24% et 19%.

Jean-Luc Mélenchon et Dominique de Villepin reculent chacun de deux points. Le député européen du Parti de gauche est à 6% d'intentions de vote, l'ex-premier ministre rassemble 2% des sondés.

Globalement, ce sondage est marqué par un réflexe de "vote utilise" des Français, favorable aux principaux candidats, relève Ipsos.

Cela se traduit par une mobilisation croissante du camp de M. Hollande (82% d'intentions de vote chez les sympathisants socialistes). La progression du M. Sarkozy est, elle, en trompe-l'œil car le chef de l'Etat ne profite que peu du retrait de Jean-Louis Borloo et perd sur sa droite 12% d'électeurs proches de l'UMP qui lui préfèrent la candidate du Front national.

L'hypothèse d'un "21 avril"

A 19% d'intentions de vote (+3 points également), c'est donc Mme Le Pen qui profite le plus de la situation, en réussissant à fédérer un vote utile "eurosceptique de droite", que pouvaient incarner en leur temps Charles Pasqua, Philippe Séguin ou Philippe de Villiers.

Ces niveaux, tous les sondeurs le soulignent, ont "rarement" voire "jamais" été atteints par Jean-Marie Le Pen à l'automne précédant la présidentielle. Et si sa fille n'est plus donnée au second tour, aucun analyste ne se risque à exclure totalement l'hypothèse d'un "21 avril". "Son tassement est un fait, mais il ne faut pas le surestimer. Son avenir demeure totalement ouvert", explique Jérôme Sainte-Marie (CSA).

Au second tour, le duel opposant MM. Hollande et Sarkozy tournerait largement à l'avantage du candidat socialiste, actuellement à 62% d'intentions de vote, contre 38% seulement au président de la République sortant.

Le sondage a été réalisé par téléphone au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy du jeudi 27 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 970 personnes selon la méthode des quotas.

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