Simone Veil : une femme de lettres

FRANCE 2

Simone Veil avait fait son entrée à l’Académie française en 2010. Sur son épée d’Immortelle, elle avait fait graver le numéro qui avait été tatoué sur son bras à Auschwitz.

Digne et majestueuse dans son habit brodé de vert et d’or, Simone Veil était entrée à l’Académie française le 18 mars 2010, devant une foule vibrante d’admiration. Les élites de la France étaient présentes, tout comme sa famille, son mari, ses enfants et ses petits-enfants. Jean-Marie Rouart, écrivain, se souvient de ce moment exceptionnel : "Il y avait une grande ferveur, une grande émotion". "Elle était très émue par le témoignage, par la reconnaissance de gens qu’elle aimait beaucoup. C’est là que j’ai compris qu’elle avait le cœur très tendre", se rappelle Helène Carrère d’Encausse.

"Ce que vous êtes d’abord, c’est courageuse, et les Français aiment le courage"

Elle était une femme d’honneur et de dignité, qui parvint à surmonter le drame de la Shoah pour livrer ensuite des combats au service de l’intérêt général. Jean d’Ormesson avait prononcé un discours lors de son entrée à l’Académie : "Une large majorité voue une sorte de culte à l’icône que vous êtes devenue. Ce que vous êtes d’abord, c’est courageuse, et les Français aiment le courage".

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