Mort de Simone Veil : pour Anne Sinclair, "chacun a sa Simone Veil"

FRANCE 2

L’ancienne déportée, ancienne ministre de la santé et femme politique, est décédée à l’âge de 89 ans ce vendredi 30 juin. Anne Sinclair, qui l'a connue intimement, a accepté de témoigner sur la plateau de 20 heures de France 2.

"À l'annonce de sa mort, j'ai ressenti du chagrin, parce que je l'aimais beaucoup", confie Anne Sinclair sur le plateau de France 2. "J'ai eu la chance de la connaitre bien, de connaitre sa famille dont je suis très proche. On voit bien dans tous les témoignages que chacun a sa Simone Veil, elle représente la France dont on est fier, et chacun a sa traduction de l'histoire de Simone, mais en même temps, c'était une femme normale et cette icône qu'on a fait d'elle, elle le vivait, elle le voyait, mais elle ne le ressentait pas comme ça, c'était une femme complètement naturelle et complètement normale", estime l'invitée du 20 heures.

"On la traitait de nazie"

"Depuis ce matin, il y a deux images qui s'entrechoquent", poursuit l'ancienne journaliste : "l'image publique et la femme privée. L'image publique, c'est cette violence inouïe au moment de l'avortement, c'était incroyable, les insultes, les injures, on se souvient là du mariage pour tous, mais ce n'était rien comparé à la violence de cette assemblée masculine, hostile. Il faut se rappeler que cette loi a été voulue par Giscard et Chirac, par la droite, elle a été votée par la gauche, et dans sa propre famille, il y a eu une hostilité d'une violence... On la traitait de nazie, on la traitait de génocidaire, au sein même de l'Assemblée nationale", rappelle Anne Sinclair.  

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