Sept présidents de départements écrivent à Emmanuel Macron pour dire non à la fusion forcée avec les métropoles

Dominique Bussereau, le président de l\'Association des départements de France, est l\'un des signataires de la lettre envoyée au président de la République.
Dominique Bussereau, le président de l'Association des départements de France, est l'un des signataires de la lettre envoyée au président de la République. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Selon ces élus, "les tentatives gouvernementales visant à transposer le modèle lyonnais dans certains départements fragilisent l'action de toutes les collectivités".

"Les fusions envisagées risquent d'entraîner un développement territorial à deux vitesses", craignent les présidents de sept départements qui ont envoyé une lettre de deux pages à Emmanuel Macron le 21 décembre, rendue publique mercredi 26 décembre, rapporte France Bleu Gironde.

Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de la Gironde, Dominique Bussereau, le président de l'Association des départements de France, le centriste François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte-d'Or, André Viola, celui de l'Aude, mais également Charles-Ange Ginésy, patron des Alpes-Maritimes, Georges Méric, pour la Haute-Garonne, Philippe Grosvalet pour la Loire-Atlantique et Jean-René Lecerf, pour le Nord s'opposent à une fusion forcée des départements et de leurs métropoles respectives. "Le dynamisme économique des métropoles peut être une chance. Mais la capacité des métropoles à entraîner les territoires qui les entourent dans une dynamique positive n'est pas automatique", écrivent les élus. 

Les départements sont "les piliers du dialogue territorial"

Dans ce courrier, ils soulignent que "les départements assument depuis plus de deux siècles un rôle essentiel pour renforcer la cohésion nationale et la redistribution équilibrée des richesses (...). Chefs de file de l'action sociale, ils luttent contre les fractures sociales et mènent des actions équitables et de proximité..." et assurent qu'ils sont "les piliers du dialogue territorial".

Selon eux, "les tentatives gouvernementales visant à transposer le modèle lyonnais dans certains départements fragilisent l'action de toutes les collectivités". La métropole de Lyon, créée le 1er janvier 2015 et dotée d’un statut particulier, dispose effectivement des compétences du département. "Cette vision va à l'encontre de la solidarité territoriale que nous voulons porter", écrivent les sept signataires.

"Dans le contexte actuel, devant le besoin accru de démocratie, d'écoute et de proximité qui s'exprime, les départements sont prêts à prendre toute leur part dans le renouveau de la démocratie de proximité", concluent les patrons de départements.

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