"Enfants musulmans" : Robert Ménard condamné pour "provocation à la haine"

Le maire de Béziers (Hérault), Robert Ménard lors de l\'ouverture de son procès, le 8 mars 2017 à Paris. 
Le maire de Béziers (Hérault), Robert Ménard lors de l'ouverture de son procès, le 8 mars 2017 à Paris.  (PATRICE PIERROT / AFP)

Le maire de Béziers a immédiatement annoncé sur Twitter qu'il faisait appel de cette décision. 

Le maire de Béziers (Hérault) Robert Ménard, proche du Front national, a été condamné mardi 25 avril à 2 000 euros d'amende pour "provocation à la haine et la discrimination" pour avoir déclaré qu'il y avait trop d'enfants musulmans dans les écoles de sa ville. 

Le tribunal correctionnel a également accordé entre un euro symbolique et 1 000 euros de dommages et intérêts, ainsi que 1 000 euros de frais de justice à sept associations antiracistes parties civiles, dont la Licra, le Mrap, la Ligue des droits de l'Homme, SOS racisme et la Maison des potes. Robert Ménard a annoncé sur Twitter faire appel de la décision. 

"Il les réduit à leur religion"

Le procureur avait requis 1 800 euros d'amende contre l'édile, considérant que ce dernier avait "montré du doigt des gosses" qu'il décrit comme un poids pour la communauté nationale. "Il les réduit à leur religion, peu importe qu'ils aient la nationalité française ou ne pratiquent pas cette religion", avait-il dénoncé. L'avocat de Robert Ménard avait plaidé la relaxe en appelant le tribunal à ne pas prononcer "une peine de mort de la liberté de penser".

L'élu était poursuivi pour avoir publié sur Twitter, le 1er septembre 2016, le message suivant: "#rentréedesclasses: la preuve la plus éclatante du #GrandRemplacement en cours. Il suffit de regarder d'anciennes photos de classe".

Il est également visé pour avoir déclaré sur LCI le 5 septembre : "Dans une classe de centre-ville de chez moi, 91% d'enfants musulmans. Evidemment que c'est un problème".