Remaniement : quand le nouveau secrétaire d'Etat Olivier Dussopt traitait Emmanuel Macron de "connard"

Le député socialiste Olivier Dussopt, le 20 novembre 2013, à Paris.
Le député socialiste Olivier Dussopt, le 20 novembre 2013, à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

En 2014, Olivier Dussopt n'avait pas apprécié les propos du ministre de l'Economie de l'éposue sur les ouvrières "illettrées". Il l'avait fait savoir avecd es termes musclés, selon les informations du "Canard enchaîné" confirmées par Le Lab d'Europe 1.

Emmanuel macron a fait une belle prise à gauche lors du remaniement, vendredi 24 novembre. En faisant entrer dans son gouvernement le député PS Olivier Dussopt, il fracture un peu plus son opposition de gauche. Mais les relations entre le président de la République et son nouveau secrétaire d'Etat chargé de la fonction n'ont pas toujours été au beau fixe.

En 2014, Olivier Dussopt s'en était pris propos d'Emanuel Macron sur les ouvrières "illettrées" aux abattoirs de Gad. Il avait même reproché au ministre de l'Economie, d'avoir eu un comportement de "connard" et d'avoir fait preuve de "mépris", selon les mots rapportés par Le Canard enchaîné. Des propos dont la teneur a été ensuite confirmé par le député socialiste au Lab d'Europe 1. Ce dernier précise alors qu'il a été sensible aux excuses présentées par Emmanuel Macron : "Il a dit qu'il était désolé. Dont acte. Pour moi c'est un épisode passé."

Ce qu'il a dit, ça ne disait pas comme ça.Olivier Dussoptau Lab d'Europe 1

Il n'a pas voté le budget 2018 du gouvernement

Au-delà de l'anecdote, de nombreux socialistes soulignent les revirements du député socialiste. Ce dernier a voté mardi contre le budget 2018 du gouvernement Philippe, seulement trois jours avant son entrée au gouvernement. Sur Twitter, les responsables socialistes et les observateurs n'ont pas manqué de railler les retournements de veste du socialiste.

Olivier Faure, chef de file des députés PS, a dénoncé pour sa part le "débauchage" d'Emmanuel Macron : "Les nominations opportunistes ne traduisent aucune volonté de réorienter la politique menée depuis le 7 mai dernier."

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