CARTE. Réforme territoriale : Hollande voudrait créer douze super-régions

François Hollande, au musée du Louvre, à Paris, le 29 avril 2014.
François Hollande, au musée du Louvre, à Paris, le 29 avril 2014. (ALAIN JOCARD / AFP PHOTO)

Selon le "Journal du Dimanche", le président a prévu de faire passer le nombre de régions de 22 à 12, en épargnant Paca, l'Ile-de-France et la Corse.

La réforme territoriale, annoncée par François Hollande, devrait aboutir à la création d'une douzaine de super-régions au lieu des vingt-deux actuelles, selon l'édition du dimanche 1er juin du Journal du DimancheLe journal souligne cependant que "les arbitrages ne sont pas définitifs", car "des présidents de régions socialistes continuent de faire pression pour échapper aux mariages envisagés." 

François Hollande, qui pourrait s'exprimer au travers d'une tribune ou d'une interview à la presse régionale, a peaufiné ce vaste et complexe projet en compagnie du Premier ministre, Manuel Valls, samedi soir à l'Elysée, dit-on dans son entourage. D'ici à mardi donc, et comme il s'y était engagé lors d'une brève allocution télévisée au lendemain des élections européennes, le président Hollande devrait répondre à la plupart des questions restées en suspens.

Trois régions épargnées par les fusions

Le schéma porte donc sur la création d'une douzaine de territoires, soit un nombre inférieur à ce que préconise le comité Balladur (15) mais plus que l'hypothèse de départ de l'exécutif (11). Dans les projections avancées par l'hebdomadaire, trois régions échapperaient à une fusion : Paca et l'Ile-de-France (en raison de la densité de leur population), ainsi que la Corse.

L'opération se déroulerait en deux temps : une fusion "bloc par bloc" des régions concernées, puis dans un second temps, une possibilité pour certains départements de changer de régions, "si possible volontairement". 

Concernant la problématique de la Bretagne, l'exécutif penche pour une union avec les Pays de la Loire, option défendue par le Premier ministre, Manuel Valls, le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll et Jean-Marc Ayrault. Une option vue d'un mauvais œil par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ou le député PS breton Jean-Jacques Urvoas qui voudraient voir la péninsule rester seule.

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