Rachida Dati sanctionne deux adjointes "fillonistes" à la mairie du VIIe arrondissement de Paris

Rachida Dati, maire du VIIème arrondissement de Paris et députée européenne
Rachida Dati, maire du VIIème arrondissement de Paris et députée européenne (AFP)

Rachida Dati, en guerre contre le premier ministre qui convoite la même circonscription qu'elle à Paris, a privé de délégation deux de ses adjointes qui soutiennent François Fillon. Elles s'étaient abstenues lors du vote du budget de la mairie.

Rachida Dati, en guerre contre le premier ministre qui convoite la même circonscription qu'elle à Paris, a privé de délégation deux de ses adjointes qui soutiennent François Fillon. Elles s'étaient abstenues lors du vote du budget de la mairie.

Rachida Dati ne décolère pas. Elle a retiré jeudi leurs délégations à deux de ses adjointes à la mairie du VIIe arrondissement de Paris parce qu'elles soutiennent publiquement François Fillon pour les élections législtives de 2012. L'ancienne garde des Sceaux (UMP) a prétexté que ses adjointes s'étaient abstenues lors du vote du budget local.

Selon l'entourage de l'ancienne ministre, Rachida Dati a envoyé une lettre lundi à sa première adjointe Martine Namy-Caulier, et une autre à son adjointe chargée des affaires sociales Annick Leroy, pour "mettre fin" à leurs délégations.

Soutien public à François Fillon

En lieu et place, l'ex-première adjointe se voit chargée de "toutes les questions relatives aux projets de transformation d'immeuble en bureau ou locaux d'habitation". Quant à Mme Leroy, la maire du VIIe lui écrit : "En contrepartie, j'ai décidé de vous charger de toutes les questions relatives au Handicap."

Elle leur reproche d'avoir "mis en cause" le budget 2012 du VIIe arrondissement. "Vous avez formellement mis en cause ce budget en vous abstenant lors de son examen en conseil d'arrondissement", accuse l'eurodéputée.

Selon Mme Dati , "ce comportement nuit gravement au bon fonctionnement de la mairie du VIIe, ainsi qu'à ses relations avec les partenaires locaux".

Elle a estimé qu'il y avait eu "rupture de confiance", a expliqué son entourage, surtout depuis que six des onze élus municipaux UMP du VIIe (dont les deux adjointes visées) ont publiquement apporté, dans un communiqué du 21 octobre, leur soutien au premier ministre.

"Sa légitimité, ses compétences, ses qualités d'homme d'Etat portent l'espoir d'une reconquête de Paris", avaient estimé ces élus du parti présidentiel qui se sont engagés "à travailler à ses côtés dans l'union et la dignité."

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