Primaire à droite : pour Bruno Le Maire "ce n'est pas la primaire de 2016, c'est celle de 1995 !"

Bruno Le Maire,  député de l\'Eure et candidat à la primaire de la droite et du centre (le 23 octobre 2016)
Bruno Le Maire,  député de l'Eure et candidat à la primaire de la droite et du centre (le 23 octobre 2016) (FRANCEINFO)

Bruno Le Maire était l'invité de Questions politiques sur franceinfo ce dimanche.

Interrogé dimanche 23 octobre dans l'émission "Questions politiques" avec France Inter, franceinfo et le journal Le Monde, Bruno Le Maire, député de l'Eure et candidat à la primaire de la droite et du centre s'est exprimé sur le démantèlement de la "Jungle" de Calais prévu à partir de lundi matin. "Cette question des migrants, des réfugiés, ce n'est pas une question pour les six prochains mois. C'est le défi d'une génération", a t-il estimé.

"Le démantèlement de la 'Jungle' de Calais est une nécessité absolue, a ajouté le candidat à la primaire de la droite et du centre. Mais ça ne réglera pas le problème de fond. C'est bien de fermer la 'Jungle', mais ça aurait du être fait plus tôt".

L'accueil des migrants "sur la base du volontariat"

Bruno Le Maire a ajouté qu'il fallait selon lui "dénoncer les accords du Touquet". Ce texte a été signé le 4 février 2003 entre la Grande-Bretagne et la France. Il s'agit de l'un des douze accords signés entre les deux pays concernant l'immigration depuis 1989.

Le député de l'Eure a également réagi à l'accueil et à la répartition de ces migrants dans 280 communes de France : "On ne peut pas imposer à une commune d'accueillir des migrants. C'est à chaque maire d'apprécier, en son âme et conscience, selon les locaux dont il dispose, selon les places d'école dont il dispose (...). Cela doit se faire sur la base du volontariat. L'autoritarisme en cette matière est une vraie faute politique."  

"Le candidat du renouveau"

Concernant sa candidature à la primaire de la droite et du centre, Bruno Le Maire s'est positionné comme "le candidat du renouveau" : "Regardez cette primaire, ce n'est pas la primaire de 2016, c'est la primaire de 1995 !", s'est-il écrié.

"Quand vous prenez Nicolas Sarkozy, François Fillon et Alain Juppé, à eux trois, ils ont quasiment un siècle de mandats", a ajouté le candidat. "Ils ont occupé tous les postes gouvernementaux (...) Ah ça, de l'expérience, ils en ont, mais pour quel bilan ? Elle en est où, la France ?"

Bruno Le Maire s'est également défendu de vouloir rajeunir à outrance la primaire de la droite et du centre : "il y a plein de personnes âgées qui travaillent avec moi, plein de retraités, des élus qui ont 60 ou 65 ans... Le renouveau, ce n'est pas du jeunisme".