“La 5G chinoise ressemble au cheval de Troie, faut-il que nous lui ouvrions nos portes ?” interroge un sénateur Les Indépendants

Alors que le président chinois Xi Jinping achève sa tournée européenne en France, le sénateur Les Indépendants Joël Guerriau s’est inquiété de la cybersécurité du réseau 5G. Quant au sénateur LR Laurent Duplomb, il a interpellé le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, sur la baisse des impôts.

“La 5G chinoise ressemble au cheval de Troie faut-il que nous lui ouvrions nos portes ?” interroge Joël Guerriau, lors des questions au gouvernement du Sénat. Alors que le président chinois Xi Jinping achève sa tournée européenne en France, le sénateur Les Indépendants s’enquiert de la position du gouvernement français sur le déploiement des réseaux 5G par Huawei, le géant chinois de la téléphonie. Monaco a déjà donné son feu vert, ce qui scandalise l’élu : “La riche principauté a accepté d’aider un état communiste et s'apprête à accueillir la technologie 5G Huawei, sur laquelle pèse des soupçons d'espionnage !”.

A cette question sensible, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a plus ou moins botté en touche, rappelant l’engagement de l’exécutif “pour que le multilatéralisme soit vivace” et que “l’Europe est en train de revoir le cadre de la coopération (avec la Chine) en matière commerciale et économique”. Ce matin, Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel, Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne, et le président chinois, Xi Jinping, étaient d’ailleurs réunis à l’Elysée. A Bruxelles, la Commission doit publier prochainement une recommandation pour “prévenir des éventuelles sérieuses implications pour la sécurité des infrastructures numériques critiques” dans le domaine de la sécurité des réseaux 5G.

Jean-Baptiste Lemoyne rappelle également que, s’agissant des industries stratégiques françaises, “il s’agit de se doter d’un cadre protecteur, nos amis chinois font de même”. Et de conclure : “Aujourd’hui, c'est la coopération qui s’est exprimée et c’est heureux.”

“Oui notre pays doit baisser encore plus les impôts”

Autre question abordée lors de ces questions au gouvernement, celle des impôts des Français. Pour Laurent Duplomb, il y en a “toujours plus”. Le sénateur LR pointe même “une addiction” de l’exécutif à l’impôt. Il cite en exemple l’augmentation des droits de succession ou encore la taxation des plus-values. Ce à quoi le ministre de l’Action et des Comptes publics rétorque, chiffres de l’Insee à l’appui, parus ce mardi : “Pour la première fois depuis bien longtemps, l’Insee a dit que nous étions le gouvernement qui a le plus baissé les impôts depuis quinze dans les premières années de notre mandat.” “Oui notre pays doit baisser encore plus les impôts, et c’est ce que nous faisons”, admet toutefois le ministre. Avec un déficit public moins élevé que prévu (2 ,5% du PIB, contre les 2,6 prévus), le gouvernement a désormais une marge de manœuvre.

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