VIDEOS. Primaire de la gauche : cinq séquences à retenir de "L'Emission politique" avec Manuel Valls

L\'ancien Premier ministre, Manuel Valls, sur le plateau de France 2, le 5 janvier 2017.
L'ancien Premier ministre, Manuel Valls, sur le plateau de France 2, le 5 janvier 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)

A un peu plus de deux semaines du premier tour de la primaire de la gauche, l'ancien Premier ministre était l'invité de "L'Emission politique" de France 2, jeudi. 

Un peu plus de deux heures pour convaincre les Français. Alors que le premier tour de la primaire de la gauche (22 janvier) approche, l'ancien Premier ministre Manuel Valls était l'invité de "L'Emission politique" de France 2, jeudi 5 janvier. Franceinfo vous propose ci-dessous cinq séquences qu'il ne fallait pas rater.

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"Parfois, j'ai pu me tromper"

Une introspection plus qu'une véritable autocritique. "Parfois, j'ai pu me tromper", a concédé l'ancien Premier ministre. "Parfois, j'ai pu changer sur les outils économiques pour améliorer la compétitivité. Mais ce que je regarde, c'est que j'ai fait évoluer la gauche, sur la sécurité, sur l'immigration, sur l'économie, sur l'entreprise... J'ai participé de ces changements, de cette adaptation de la gauche à l'exercice du pouvoir", a-t-il ensuite ajouté.

"Je n'ai pas changé de conviction, mais j'ai mûri, j'ai grandi. (...) Les grands problèmes d'aujourd'hui, de 2017, n'ont rien à voir avec ceux de 2012. Le monde a totalement changé", a ensuite développé Manuel Valls face à David Pujadas et Léa Salamé.

"On m'a imposé le 49.3"

Dans son programme de candidat à la primaire de la gauche en vue de l'élection présidentielle, Manuel Valls propose de supprimer l'article 49.3 de la Constitution, cette disposition qui permet l'adoption de projets de loi sans vote du Parlement. Une volte-face, de la part de celui qui l'a utilisé à six reprises en tant que Premier ministre. "On m'a imposé le 49.3", a justifié jeudi soir l'ancien chef du gouvernement, pointant du doigt "ceux qu'on appelle les frondeurs", les députés socialistes en désaccord avec la politique du gouvernement.

"J'ai bien compris (...) ce que cela donnait comme sentiment de brutalité, d'autant plus qu'il a fallu l'utiliser dès le début de la discussion parlementaire, a-t-il ajouté. On doit tirer des leçons de l'expérience."

FRANCE 2

"Je m'inquiète d'un voile porté comme un étendard politique"

"La France est un pays aux racines chrétiennes, c'est un pays où l'islam est le deuxième culte, donc l'islam fait partie de notre identité intime", a assuré Manuel Valls, lors d'un débat avec une jeune femme musulmane présente dans le public. 

Pour autant, Manuel Valls a redit son attachement à la laïcité, et sa féroce opposition au port du voile dans l'espace public. "Je m'inquiète d'une mode, qui est celle d'un voile qui est revendiqué. (...) Je ne confonds pas le voile des mamans, des grands-mamans, un voile traditionnel, [et] un voile porté comme un étendard politique", a-t-il martelé, disant s'interroger sur "le message vis-à-vis de ces jeunes femmes et de ces jeunes filles, (...) dans ces quartiers populaires où il y a ce machisme, cette influence du salafisme".

"C'est l'élection présidentielle la plus importante depuis 1981"

Invité un peu plus tard à débattre avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, l'ancien Premier ministre a estimé que l'élection présidentielle de 2017 était "sans doute l'élection présidentielle la plus importante depuis 1981". Un argument auquel Philippe Martinez est sans surprise resté insensible : "Nous refuserons de choisir entre le pire et le moins pire."

"Les Français ne confondent pas la gauche et la droite, il n'y a vraiment que vous" : le billet grinçant de Charline Vanhoenacker

Comme à l'accoutumée, l'humoriste Charline Vanhoenacker est venue clôturer l'émission avec son billet d'humeur grinçant. Après avoir offert à Manuel Valls une rose fanée, l'humoriste a sollicité le public, en demandant aux spectateurs présents de lever la main gauche. "Vous voyez monsieur Valls : les Français ne confondent pas la gauche et la droite. Il n'y a vraiment que vous !" Une pique qui n'a pas vraiment fait rire l'ancien Premier ministre... 

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