VIDEOS. Cinq séquences à retenir de "L'Emission politique" avec Benoît Hamon

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, le 8 décembre 2016 sur le plateau de \"L\'Emission politique\", sur France 2.
Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, le 8 décembre 2016 sur le plateau de "L'Emission politique", sur France 2. (FRANCE 2)

Jeudi soir, le candidat à la primaire à gauche et ancien ministre de l'Education était l'invité de "L'Emission politique" sur France 2, présentée par Léa Salamé et David Pujadas.

Que retenir de la prestation de Benoît Hamon dans "L'Emission politique" ? Le député PS des Yvelines, candidat à la primaire de la gauche passait son grand oral, jeudi 8 décembre sur France 2. Réduction du temps de travail, fin de la recherche effrénée de croissance, passe d'armes contre le FN… Franceinfo a isolé les cinq séquences qu'il ne fallait pas rater.

Sur le temps de travail : "Je ne prétends pas passer la durée légale à 32 heures"

Benoît Hamon prône-t-il le passage de la durée légale de travail de 35 heures à 32 heures ? C'est un peu plus compliqué que cela. Certes, le candidat veut "réduire le temps de travail", car il estime que le travail, dans les prochaines années, va devenir plus rare. "Depuis que je suis entré en campagne, on me prête de vouloir faire les 32 heures. Les 32 heures peuvent être une formule, mais je ne prétends pas passer la durée légale de 35 heures à 32 heures", a-t-il expliqué face à David Pujadas et François Lenglet. L'ancien ministre veut en fait "encourager des formes de réduction du temps de travail" et "inciter au temps partiel avec des primes ou des baisses de charge" pour les entreprises qui s'engagent dans cette voie.

Sur la croissance : "Le PIB n'apporte pas le bonheur"

Benoît Hamon a une vision à contre-courant de celle portée par beaucoup d'autres candidats sur la question de la croissance. "Oui, je fus croyant, mais je ne le suis plus. Je ne crois plus qu'aujourd'hui il faille tout sacrifier au mythe d'une croissance qui, de sucroît, est très inégalitaire", explique-t-il.

Pour lui, le PIB est surtout  une "convention économique". Face à David Pujadas, il lance : "La richesse économique, vous le savez aussi bien que moi et nos compatriotes aussi, ça ne dit pas le bonheur". Il conclut le débat en citant l'économiste américain Kenneth Boulding : "Croire à une croissance exponentielle infinie dans un monde fini, il n'y a que les fous et les économistes pour y croire. Nous y sommes."

Sur les perturbateurs endocriniens : "Qu'est ce qu'on dit face à l'explosion des cancers ?"

Dans "L'Emission politique", le candidat fait chaque fois face à trois Français qui l'interrogent sur des thèmes définis. Jean Pelin, directeur général de l'Union des industries chimiques, l'a questionné sur les perturbateurs endocriniens contre lesquels se bat l'ancien ministre. A plusieurs reprises, il a fustigé les risques sanitaires de ces molécules ou agents chimiques que l'on retrouve dans nos objets du quotidien. Le débat a été assez animé entre les deux hommes. "Je ne suis pas médecin, vous non plus", a lancé l'intervenant à Benoît Hamon.

Face au maire FN de Beaucaire : "Vous avez une vision rabougrie de la France"

Devant le jeune maire FN de Beaucaire (Gard), qui l'a attaqué sur la politique d'accueil des réfugiés en France, Benoît Hamon ne s'est pas laissé faire. "Vous opposez deux misères : ceux qui en France n'ont pas de quoi vivre correctement, et ceux qui dans leur pays sont persécutés. Vous nous proposez comme projet politique d'opposer la misère des uns à la misère des autres. Vous pensez qu'en donnant un coup de pied aux fesses aux migrants, on va relever la France", a-t-il lancé.

"Nous sommes la 6e ou 7e puissance économique, nous avons la dissuasion nucléaire, et nous ne serions pas capables d'accueillir 0,12% de la population française ?" s'est-il interrogé alors que son contradicteur soulignait les "millions de Français" au chômage, en situation de pauvreté, ou dans l'incapacité de se soigner. "Vous rabaissez la France. Vous avez une idée très rabougrie de la France", a lâché Benoît Hamon.

Sur la crise syrienne : "Si j'étais président, j'irais à Alep"

Interrogé sur le sanglant conflit syrien et les bombardements d'Alep, Benoît Hamon a affirmé qu'il était nécessaire de renouer un dialogue avec le régime syrien et son allié russe. "Si j'étais président, j'irais à Alep, comme Mitterrand à Sarajevo, a-t-il assuré. Je considère que la solution politique passe d'une manière ou d'une autre par une discussion avec le régime syrien." 

Benoît Hamon envisage-t-il pour autant un maintien de Bachar Al-Assad à la tête de l'Etat syrien ? "Il n'y a aucune solution politique ou aucun avenir envisageable pour la Syrie avec Bachar Al-Assad ?", tient-il à préciser.

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