VIDEO. "Vous avez une vision très rabougrie de la France", lance Benoît Hamon au FN Julien Sanchez

Le candidat à la primaire de la gauche répondait au maire Front national de Beaucaire qui l'interpellait sur l'accueil des migrants, jeudi 8 décembre sur France 2.

Deux visions opposées. Le maire Front national de Beaucaire Julien Sanchez a interpellé, jeudi 8 décembre, l'ex-ministre socialiste de l'Education nationale, Benoît Hamon, sur l'accueil des migrants. Après avoir énuméré les difficultés vécues par des millions de Français en matière de logement, de chauffage ou d'accès aux soins, il a lancé au candidat à la primaire de la gauche, invité de "L'émission politique" sur France 2 : "Comment pouvez-vous assumer d'accueillir des centaines de milliers de clandestins qui sont à notre charge, et avec quel argent ?"

"Ce qui est frappant, a répondu le député PS des Yvelines, c'est cette peur qui est la vôtre. Cette peur-là, elle ne peut nous conduire qu'à la catastrophe. Vous avez opposé deux misères. La misère de ceux qui, en France, n'ont pas de quoi vivre correctement et la misère de ceux qui, persécutés, traversent la Méditerranée et viennent chercher en France, en Autriche, en Allemagne, en Suède, de quoi vivre".

La France n'est-elle pas "capable d'accueillir 0,12%" de sa population ?

Benoît Hamon a poursuivi : "Vous nous proposez donc comme projet politique d'opposer, et je ne le ferai jamais, la misère des uns à la misère des autres. (...) On est quand même, nous, la France, membre du Conseil de sécurité [de l'ONU], nous sommes la 6e ou la 7e puissance économique au monde, nous avons la dissuasion nucléaire (...) et nous ne serions pas capable d'accueillir 0,12% de la population française ? Mais quelle idée vous vous faites de votre pays ?"

Et de conclure : "Franchement, cette idée que nous ne sommes pas, nous la France, (...)  capables d'accueillir 0,12% de notre population, c'est un discours de peur, qui instrumentalise la peur, mais c'est surtout une idée très rabougrie de la France, assez peu confiante dans les capacités qui sont les siennes (...). Vous ressemblez beaucoup à ceux et celles qui vous avaient précédé et qui avaient déjà une vision très rabougrie de la France."

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