VIDEOS. Primaire de la gauche : les cinq séquences à retenir du deuxième débat

Les sept candidats ont débattu dimanche 15 janvier sur BFMTV, I-Télé et RMC.
Les sept candidats ont débattu dimanche 15 janvier sur BFMTV, I-Télé et RMC. (BERTRAND GUAY / AFP)

Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls : les sept candidats de la primaire organisée par le PS étaient pour la deuxième fois face-à-face.

Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy, Manuel Valls : les sept candidats de la primaire de la gauche se sont affrontés pour la deuxième fois, dimanche 15 janvier, sur BFM-TV, I-Télé et RMC. Franceinfo vous résume cette soirée en cinq séquences.

>> Revivez le deuxième débat de la primaire de la gauche

Valls et Peillon s'écharpent au sujet de l’accueil des migrants

La question de l'accueil des migrants a donné lieu à quelques piques entre les candidats. Benoît Hamon s’est d'abord montré critique sur l'action du gouvernement : “Non, nous n’avons pas été à la hauteur quand nous n’en avons accueilli si peu". Dans la même veineVincent Peillon a ensuite taclé Manuel Valls, en lançant : "Les Français sont plus généreux que leurs dirigeants.”

S’en est suivi un échange tendu entre les deux anciens ministres. “Je voudrais dire à Manuel Valls, avec l’amitié et le respect que j’ai pour lui, que quand on critique des discours qui sont les siens, ou même des politiques qu’il a mené en responsabilité, on ne critique pas la France, on critique une politique qui a été menée au nom de la France”, a estimé Vincent Peillon.


Bennahmias confie avoir déjà fumé du cannabis, mais "pas ce soir"

Jean-Luc Bennahmias a vigoureusement critiqué "quarante ans d'hypocrisie" sur la question du cannabis : "On peut toujours faire l'autruche ! Notre justice a autre chose à faire !" Le candidat défend de son côté une “légalisation contrôlée du cannabis”. "On ne va pas vous demander à chacun si vous en avez déjà fumé", s'est alors amusé Ruth Elkrief. "Ça m'est arrivé. Pas ce soir", a alors avoué Jean-Luc Bennahmias, sous les rires du public.


Pour respecter le résultat de la primaire, Valls et Montebourg n'ont "pas d'autres choix que de [la] gagner"

Tous les participants à la primaire se sont engagés à respecter son résultat et à soutenir le gagnant pour l’élection présidentielle. "C’est pour ça que je veux gagner", a précisé en souriant Manuel Valls. Un bon mot repris ensuite par Arnaud Montebourg : "C'est pour ça que je n'ai pas d'autres choix que de gagner."

Peillon tente une anaphore sur "un président de gauche"

En mai 2012, lors du débat de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle, François Hollande avait lancé son anaphore "Moi président". Vincent Peillon s'y est essayé durant ce débat, cette fois-ci sur le thème du "président de gauche". Voilà la vision de l'ancien ministre de l'éducation : "Un président de gauche, c'est d'abord un président qui va pouvoir rassembler la gauche et d'abord ses propres amis. Un président de gauche, c'est quelqu'un qui aura le courage de dire, 'on peut être de gauche et pleinement européen."

Sur I-Télé, Montebourg attaque Bolloré sur sa gestion de la chaîne

Interrogé sur son style de présidence, Arnaud Montebourg a d'abord dénoncé "un mur des puissants, invisible mais bien réel". Et à ce moment-là, en plein débat, diffusé par I-Télé, Arnaud Montebourg en a profité pour tacler avec virulence Vincent Bolloré, le propriétaire de la chaîne d'informations, sortie meurtrie d'une grève historique. "[Il] est allé jusqu'à détruire son outil de travail pour empêcher le pluralisme", a dénoncé le candidat, malgré la désapprobation de Laurence Ferrari, représentante de la chaîne sur le plateau.


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