Primaire de la gauche : Valls se tient prêt à être candidat face à Hollande

Le Premier ministre Manuel Valls prend la parole lors de la présentation du \"Pacte métropolitain\" à la préfecture de Rouen, le 25 novembre 2016.
Le Premier ministre Manuel Valls prend la parole lors de la présentation du "Pacte métropolitain" à la préfecture de Rouen, le 25 novembre 2016. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Dans un entretien au "Journal du dimanche", le Premier ministre affirme réfléchir sérieusement à une candidature. "C'est une question de jours", explique-t-il. 

Manuel Valls accentue encore la pression sur François Hollande en vue de la présidentielle de 2017. Dans un entretien au Journal du dimanche, daté du 27 novembre, le Premier ministre n'exclut pas d'être candidat face au président lors de la primaire de la gauche. Il explique vouloir "casser cette mécanique qui conduirait (la gauche) à la défaite".

Choisira-t-il d'affronter le chef de l'Etat, comme l'a évoqué, samedi, pale président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone ? "Chacun doit mener ses réflexions en responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience. Quoi qu'il arrive, le sens de l'Etat m'animera toujours", répond Manuel Valls dans le JDD"C'est une question de jours", précise encore le Premier ministre alors que les candidats à la primaire de la gauche ont jusqu'au 15 décembre pour se déclarer.

"Je m'y prépare, j'y suis prêt"

"J'ai des rapports de respect, d'amitié, et de loyauté avec le président. Mais la loyauté n'exclut pas la franchise, a précisé le Premier ministre. Force est de constater qu'au cours de ces dernières semaines, le contexte a changé."

La parution du livre de confidences a créé un profond désarroi à gauche. Comme chef de la majorité, ma responsabilité est donc de tenir compte de ce climat.Manuel Vallsdans "Le Journal du dimanche"

"Je n'oublie pas que le président a été élu par les Français en 2012. Mais toute candidature doit intégrer le rapport avec les Français, avec la gauche, avec notre famille politique. Toute décision qui ferait fi de ces trois dimensions apparaîtrait comme bancale ou fragile. Me concernant, j'intègre en permanence ces trois éléments", poursuit Manuel Valls. Pour lui, la primaire initiée par le PS "doit donner un élan, de l'espoir. Il faut se préparer au face-à-face". Et d'ajouter : "Je m'y prépare, j'y suis prêt."