Primaire de la gauche : Manuel Valls a vécu un enfer

France 3

Pour Manuel Valls, la défaite à la primaire est une claque cinglante. Parti tardivement dans la campagne, l'ancien Premier ministre n'est pas parvenu à prendre ses distances avec le quinquennat Hollande.

Le 5 décembre, quatre jours après le renoncement de François Hollande, Manuel Valls se lance dans la primaire de la gauche. Fini les avions officiels, le candidat Valls voyage en seconde classe. Un début de campagne difficile pour l'ancien Premier ministre. Il doit assumer le bilan du gouvernement et se fait souvent prendre à partie par des militants désorientés. Et puis son revirement sur l'article 49.3 complique encore les choses. Il dit vouloir le supprimer alors qu'il l'a utilisé à six reprises.

Invectivé, enfariné puis giflé

Rapidement, il perd sa place de favori auprès des militants puis le premier tour, loin derrière Benoît Hamon. Le fossé se creuse avec lui et le ton se durcit. Manuel Valls agite le drapeau de la laïcité, de l'identité et accuse de tous les maux le revenu universel. Au second tour, il est le challenger. Il se fait enfariner à Strasbourg, gifler en Bretagne. Le plus dur pour lui est la défaite de ce dimanche soir, qui lui est infligée par les militants socialistes, sa famille de toujours.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne