Primaire de la gauche : Gérard Filoche assigne en justice le PS et Cambadélis

Gérard Filoche répond aux questions des journalistes, le 17 décembre 2016, dans le cadre de la primaire de la gauche. 
Gérard Filoche répond aux questions des journalistes, le 17 décembre 2016, dans le cadre de la primaire de la gauche.  (MAXPPP)

L'audience aura lieu lundi au tribunal de grande instance de Paris. Gérard Filoche dénonce une différence de traitement entre lui et les autres candidats. 

Il a rendez-vous lundi au tribunal de grande instance de Paris. L'ancien inspecteur du travail Gérard Filoche a obtenu l'assignation en justice du Parti socialiste, de son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis et des organisateurs de la primaire de la gauche pour contester son éviction du scrutin, a-t-il annoncé mercredi 21 décembre.

Une audience en référé se tiendra le 26 décembre à 10 heures, selon l'assignation d'huissier diffusée par le candidat évincé du PS. Gérard Filoche avait déjà présenté, lundi, un recours devant la Haute autorité des primaires citoyennes (HAPC) mais cette contestation "est restée sans réponse jusqu'à ce jour" et l'inspecteur du travail retraité s'est alors retourné vers la justice, indique l'acte d'huissier.

Il dénonce des "décisions arbitraires"

Gérard Filoche, qui juge sa candidature "parfaitement recevable", y déplore notamment ne pas avoir eu accès "aux règles communes applicables" et "à la décision [de rejet de sa candidature] ni à ses motivations et il n'a pas pu apprécier la régularité des autres candidatures".

Alors que sa candidature avait été jugée "sérieuse" par la HAPC, elle n'a finalement pas été retenue samedi faute de parrainages suffisants. Dans un communiqué, Gérard Filoche souligne qu'"aucun parrainage n'a été exigé pour trois des candidats retenus, dont un n'est même plus membre de la 'Belle alliance populaire (BAP)'", en référence aux candidats non socialistes Sylvia Pinel (PRG), François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias.

"Le premier secrétaire du PS a aussi appelé Emmanuel Macron (ni membre de la BAP, ni du PS) à participer à la primaire y compris après la date de la clôture du dépôt des candidatures", relève Gérard Filoche qui en conclut qu'"aucune décision collective ne fixe donc les règles applicables aux primaires citoyennes ni la liste des partis invités à y participer""L'organisation des primaires citoyennes semble relever des seules décisions arbitraires du groupe dirigeant le Parti socialiste. Ce n'est pas acceptable pour toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie", écrit-il encore.