Primaire de la gauche : comment Jean-Luc Bennahmias a mis l'ambiance lors du deuxième débat

Jean-Luc Bennahmias, lors du deuxième débat de la primaire de la gauche, le 15 janvier 2017, à Paris.
Jean-Luc Bennahmias, lors du deuxième débat de la primaire de la gauche, le 15 janvier 2017, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

L'écologiste a provoqué les sourires du public et de certains de ses adversaires à plusieurs reprises.

Jean-Luc Bennahmias se démarque dans cette campagne de la primaire de la gauche avec son ton décontracté et ses tentatives d'humour. Le candidat de l'Union des démocrates et des écologistes l'a encore démontré lors du deuxième débat, diffusé sur BFMTV, i-Télé et RMC, dimanche 15 janvier. Franceinfo a retenu trois séquences où l'ancien député européen a fait sourire le public.

>> Regardez les cinq séquences à retenir du deuxième débat

L'instant "quand je serai président"

Jean-Luc Bennahmias se voit déjà à l'Elysée. Celui qui fait office de "petit candidat" dans cette primaire était interrogé sur l'Europe et il n'a pas hésité à se projeter vers la victoire : "Ce que je propose moi, et quand je serai président je le ferai, c'est une alliance avec les pays du Sud." La sortie a suscité beaucoup d'ironie sur les réseaux sociaux de la part des plus moqueurs des internautes.

La confession sur le cannabis

Jean-Luc Bennahmias s'est dit favorable à une "légalisation contrôlée" du cannabis, dénonçant "quarante ans d'hypocrisie" sur la question. Il a défendu notamment un usage thérapeutique de cette drogue douce pour certaines affections comme la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou certains types de cancer. 

"On ne va pas vous demander à chacun si vous en avez déjà fumé, je vous rassure", lance alors une journaliste, et l'écologiste de répondre quand même, provoquant les rires de l'assistance et les sourires des autres candidats : "Ça m'est arrivé... mais pas ce soir."

La conclusion hommage

Jusqu'à la fin de l'émission, Jean-Luc Benhamias aura réussi à faire sourire. Dans sa minute de conclusion, il commence par saluer la teneur du débat, tout en assurant qu'"il faut savoir s'arrêter au niveau des minutes", laissant transparaître une pointe de lassitude. Rires autour de lui, la journaliste Ruth Elkrieff approuve : "Merci de le reconnaître !" "Je suis un homme pragmatique, vous savez !" reprend le candidat.

Il en arrive (enfin) à son propos : la construction d'un "arc écologiste et progressiste". Il conclut par un "Vivement dimanche prochain !", date du premier tour de la primaire. Est-ce aussi une référence à l'émission de Michel Drucker sur France 2, tournée dans le Studio Gabriel, lieu du débat ? Voire une allusion à François Hollande ? Pendant que les candidats s'affrontaient, le président était au théâtre pour assister à la dernière représentation de "Seul... avec vous", la pièce de Michel Drucker. La boucle est bouclée.

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