Primaire de la gauche : ce premier débat était "un round d'observation" selon le politologue Patrick Lafarge

Les sept candidats à la primaire de la gauche face aux journalistes, le 12 janvier 2016.
Les sept candidats à la primaire de la gauche face aux journalistes, le 12 janvier 2016. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Le premier début entre les candidats à la primaire de la gauche avait lieu jeudi. Les échanges sont restés plutôt sages. Pour le politologue Patrick Lafarge, invité de franceinfo, il s'agissait d'un "round d'observation".

Le premier débat entre les sept candidats à la primaire de la gauche s'est déroulé jeudi 12 janvier. Les échanges ont été "encore plus calmes que ceux de la droite, il y a deux mois" a commenté le politologue Patrick Lafarge, sur franceinfo, vendredi.

Les candidats de la gauche espèrent préparer le rassemblement pour la présidentielle. "Il y a l'après, mais il y a autre chose. Vous avez la peur de Macron et vous avez la certitude que les Français détestent, en période de crise, que les gens se claquent les uns et les autres", analyse-t-il.

Benoît Hamon est "passé dans la lumière"

Selon lui, ce premier débat "est un round d'observation". Il y en aura deux autres, le deuxième aura lieu dimanche soir. "C'est un calendrier contraint et très dur" estime Patrick Lafarge. A la sortie du débat de jeudi, l'interrogation n'a pas changé, selon le politogue : qui peut faire face à Manuel Valls ? "Là, on peut considérer que ce sera Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg", affirme-t-il.

Pour Patrick Lafarge, "Benoît Hamon est passé dans la lumière. Il était le troisième homme. Aujourd'hui il est en équivalence dans les possibilités avec Arnaud Montebourg". "Manuel Valls avait un joker qu'il a joué hier soir, poursuit Patrick Lafarge. C'était tous les éléments sécuritaires et les événements lourds. On ne pourra pas avoir cette thématique à chaque débat."

Patrick Lagarge note également que les "petits candidats", comme Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennhamias, ont fait des efforts pour se démarquer, "chacun dans son style".

"En période de crise, les Français détestent que les gens se claquent les uns les autres" explique le politologue Patrick Lafarge
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