Bartolone souhaite que Hollande et Valls participent à la primaire de la gauche

Claude Bartolone, Manuel Valls et François Hollande assistent aux obsèques de Michel Rocard, le 7 juillet 2016.
Claude Bartolone, Manuel Valls et François Hollande assistent aux obsèques de Michel Rocard, le 7 juillet 2016. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Pour le président de l'Assemblée nationale, présent samedi à Bondyau "Carrefour des gauches" organisé par Martine Aubry et ses proches, il sera ensuite temps de se "rassembler" au second tour. 

Le président socialiste de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a souhaité, samedi 26 novembre à Bondy (Seine-Saint-Denis), que François Hollande et Manuel Valls participent à la primaire de la gauche des 22 et 29 janvier, avant de se rassembler au second tour. Il appelle Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à faire de même.

"Je ne sais pas" pour qui voter, "mais je sais une chose, c'est que ce n'est pas une petite primaire qui peut nous sauver. (...) Je souhaite que Macron participe à la primaire, je souhaite que Valls participe à la primaire, je souhaite que Hollande participe à la primaire, je souhaite que Mélenchon vienne exprimer au sein de la primaire sa différence", a déclaré Claude Bartolone en arrivant au "Carrefour des gauches" organisé par Martine Aubry et ses proches.

"Autant qu'ils aillent à la primaire" tous les deux

Selon lui, les deux têtes de l'exécutif doivent participer en même temps à la primaire. "Je préférerais qu'ils participent tous les deux à la primaire, plutôt que l'un puisse se dire : 'Voilà, je suis éliminé sur tapis vert, donc je m'éloigne de la campagne, je m'éloigne des socialistes, je m'éloigne de l'action gouvernementale', a détaillé Claude Bartolone. S'ils se sentent, et l'un et l'autre, porteurs d'un projet pour la France, s'ils sentent qu'ils ont des choses à dire aux Français, autant qu'ils aillent à la primaire, et que l'on puisse les voir se rassembler au second tour de cette primaire."

Puisque depuis maintenant 15 jours, il semble y avoir un débat entre le président de la République et le Premier ministre, qu'ils aillent devant les militants de gauche et soient tous les deux candidats à la primaire. C'est un électrochoc maintenant à gauche qui est nécessaire pour sortir de cette idée que, de toutes façons, c'est plié.Claude Bartoloneà Bondy (Seine-Saint-Denis)