Pour Hamon, Macron n'est pas de gauche "quand il remet en cause les 35 heures"

Le candidat Benoît Hamon, lors du deuxième débat télévisé de la primaire de la gauche, le 15 janvier 2017.
Le candidat Benoît Hamon, lors du deuxième débat télévisé de la primaire de la gauche, le 15 janvier 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le candidat à la primaire de la gauche a fustigé le "mi-gauche mi-droite, ou ni gauche ni droite" de l'ancien ministre de l'Economie.

Au lendemain du deuxième débat de la primaire de la gauche, Benoît Hamon réserve ses coups pour l'outsider Emmanuel Macron. A la question de savoir si l'ancien ministre de l'Economie est un homme de gauche, comme le pense Jean-Marc Ayrault, Benoît Hamon a jugé sur BFMTV et RMC, lundi 16 janvier, que "c'est à lui" de répondre à cette question.

Le candidat à la primaire a cependant estimé qu'Emmanuel Macron ne l'est "pas quand il remet en cause les 35 heures, pas quand il veut développer des formes d'emploi qui sont extrêmement précaires, (...) pas quand il remet en cause l'impôt sur la fortune, là ce n'est pas un homme de gauche".

"Quel est l'ADN d'Emmanuel Macron ?"

"On ne peut pas parler de la valeur travail et mal payer le travail", a encore affirmé Benoît Hamon, reprochant au gouvernement auquel a appartenu Emmanuel Macron d'avoir, "avec la loi El Khomri, favorisé le fait" que les heures supplémentaires "soient moins bien payées".

"Je pense qu'aujourd'hui, il a un discours, un charisme qui lui permettent de réunir des foules, mais on ne sort (...) de l'ambiguïté qu'à ses dépens", a-t-il ajouté. Une fois le candidat à la primaire choisi, "viendra le temps" pour lui "de clarifier son projet", a poursuivi Benoît Hamon. "Et nous discuterons là, et nous verrons quelle est l'identité, quel est l'ADN d'Emmanuel Macron. Vers qui penche-t-il ? Est-ce qu'il penche toujours vers les puissants, ou s'intéresse-t-il aujourd'hui à la société française, à la manière dont elle vit ?"

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