Deux jours après la victoire de Benoit Hamon, quel avenir pour Manuel Valls et ses troupes ?

(ERIC FEFERBERG / AFP)

Après la victoire de Benoît Hamon au second tour de la primaire socialiste, dans les rangs des députés dits réformateurs, on rechigne à faire la campagne de Benoit Hamon. De là à rejoindre Emmanuel Macron, il y a un pas.

Dès dimanche soir, après la victoire ce 29 janvier là de Benoît Hamon au second tour de l'élection présidentielle, une poignée d’élus a franchi le pas. Mais pour les vallsistes, le choix est cruel : contribuer à la réussite d’Emmanuel Macron, c’est aussi hypothéquer l’avenir de leur champion, rétrécir son espace politique.

Faire valoir son droit au retrait ?

Ce mardi 31 janvier matin, les députés dits réformateurs se retrouvent au palais Bourbon. Ils pourraient adopter un texte qui fait valoir leur droit à se mettre en retrait de la campagne d’un Benoît Hamon, dont plusieurs refusent, en conscience, de défendre le programme. Mais "pas question de se jeter dans les bras d’Emmanuel Macron", précise un socialiste historique. "Inutile d’hystériser la situation. Il n’y a pas d’urgence à choisir un autre candidat."

C’est que Manuel Valls n’entend pas disparaitre de la scène politique. Certes, il va prendre quelques jours de vacances. Mais c’est bien pour parler perspectives d’avenir qu’il réunit ce mardi soir ses troupes à la Maison de la Chimie.

Pourquoi pas créer un mouvement ?

"Il n’a pas attendu Emmanuel Macron pour penser le dépassement du PS et l’alliance des progressistes", rappelle un ami. Contrairement à Emmanuel Macron, "Manuel Valls peut incarner un point d’ancrage stable à gauche", esquisse un conseiller. S’agit il concrètement de créer à son tour un mouvement, ou pourquoi pas un parti. Trop tôt pour le dire. Il réfléchit, répond son entourage...

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