Loi Travail : le PS somme ses frondeurs de s'expliquer après la motion de censure

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, le 2 mai 2016 à Paris.
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, le 2 mai 2016 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

La Haute autorité éthique du Parti socialiste a envoyé une lettre à ses députés ayant signé la motion de censure.

Des "explications". Voilà ce que la Haute autorité éthique du Parti socialiste demande à ses 26 députés frondeurs qui ont signé le projet de motion de censure de gauche contre le gouvernement, après que ce dernier avait utilisé l'article 49.3 de la Constitution pour faire voter le projet de loi Travail. Le parti leur a envoyé une lettre que reproduit BFMTV, jeudi 19 mai.

Il y a une semaine, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait annoncé qu'il avait saisi l'instance après que des députés socialistes ont signé la motion de censure "des gauches", avortée à deux voix près. Il lui a demandé un "avis" pour "éclairer le Conseil national" du parti. La Haute autorité éthique du PS doit "statuer" sur la "possibilité de sanctions et jusqu'où elles peuvent aller", selon un responsable socialiste.

Une nouvelle tentative de motion de censure en juillet

Selon BFMTV, les frondeurs ont l'intention de rédiger une réponse commune à la Haute autorité et ils ont déjà dévoilé une partie de leur argumentaire. "Ce conflit n’est pas éthique mais bel et bien politique", fait valoir Yann Galut. "Le 49.3 n’est pas dans l’esprit du parti, nous allons insister sur ce point", argumente de son côté Laurent Baumel. Les frondeurs comptent également retenter de déposer une motion de gauche en juillet, à l'occasion de la deuxième lecture du projet de loi El Khomri à l'Assemblée.

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