PS : la fédération du Gard sous le contrôle d'une tutelle

(La fédération PS du Gard mise sous tutelle © Maxppp)

La main de Paris sur la fédération PS du Gard, la tutelle sera conduite par un secrétaire national. Des soupçons de mauvaise gestion financière pèsent sur les bureaux socialistes de Nîmes et le parquet a ouvert une enquête préliminaire.

Le scénario concernant la fédération PS du Gard n’a rien d’étonnant. Sa mise sous tutelle annoncée mardi soir par la rue de Solferino suit une enquête policière et une alerte lancée par un groupe de militants locaux.

Le secrétaire national du PS à la formation militante et à la rénovation, Emeric Bréhier, a été désigné pour conduire cette opération de reprise en main, qui n’écarte pas, en tout cas sur le papier, son Premier secrétaire.

 

Une première enquête lancée

Début juin, une enquête préliminaire a été ouverte au tribunal de  Nîmes sur la gestion financière de la fédération PS du Gard. La police judiciaire est chargée d’éplucher la comptabilité, après deux plaintes déposées en février et en avril. Pour le moment, le parquet n’a pas donné précisé s'il y a matière à engager une autre procédure, ou si l’affaire va s'arrêter là.

 

Une promesse non tenue dénoncée par des Rénovateurs

Une semaine après l’annonce de l'enquête ouverte au tribunal, un collectif socialiste gardois a demandé en urgence une direction collégiale, pour que le Premier secrétaire, Stéphane Tortajada, ne gère plus la structure départementale en solitaire. Une décision en ce sens avait pourtant été prise le 29 avril, mais selon le groupe de Rénovateurs PS du Gard, elle n’a jamais été concrétisée.

Lors de l’annonce, au printemps, la mesure s'était appuyée sur "deux constats " précisés dans un communiqué de la fédération, qui n'avait d'ailleurs pas validé les comptes : 

"Le premier constat concerne une gestion financière et des dépenses faites par le Premier secrétaire fédéral au nom de la fédération, qui seraient particulièrement élevées, non justifiées et contraires à l'intérêt de celle-ci."

Le second constat faisait référence à une organisation hors des clous des statuts. Mardi soir, le chef de file de la fédération PS du Gard n'avait pas réagi à la mise sous tutelle.