VIDEO. Réécriture de l'article 24 : Guillaume Peltier "regrette que le président de la République et sa majorité aient la main qui tremble"

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

Le vice-président délégué du parti Les Républicains rappelle avoir voté la proposition de loi polémique sur la "sécurité globale".

"Je regrette que le président de la République et sa majorité aient, sur les questions de sécurité, la main qui tremble", a réagi Guillaume Peltier, vice-président délégué du parti Les Républicains (LR), mardi 1er décembre sur franceinfo, alors que la majorité parlementaire a décidé une "réécriture totale" de l'article 24 de la proposition de loi sur la "sécurité globale".

Cet article controversé comportait des "approximations", en raison de la "maladresse" et de la "précipitation" du gouvernement, mais "il n'empêche, j'ai voté ce texte et j'en suis fier", a expliqué Guillaume Peltier.

"Le fameux article 24 disait tout simplement qu'il faut sanctionner les diffusions malveillantes d'images et de visages de policiers, qui méritent notre protection", a souligné le numéro 2 de LR, qui a ensuite évoqué le tabassage par des policiers de Michel Zecler.

"Deux poids deux mesures"

Ce "fait divers" est "inacceptable", mais "ces policiers ont été immédiatement suspendus, deux d'entre eux sont en prison", a rappelé Guillaume Peltier. "48 heures après, se déroulent à Paris et dans plusieurs villes de France des manifestations d'une violence inouïe, 98 policiers et gendarmes ont été blessés rien que pour la journée de samedi", a-t-il pointé.

"Nous ne supportons plus le deux poids deux mesures", a souligné Guillaume Peltier. "Il existe des policiers qui se comportent mal, c'est rarissime (…) Par contre les voyous, les délinquants qui s'en prennent aux forces de l'ordre, ils sont en prison à l'heure où nous parlons ? Non. C'est tout le problème. Ils vont comme dans la plupart des cas ressortir libres", a assuré le vice-président délégué de LR.

Guillaume Peltier a rappelé que son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale avait proposé "qu'il y ait des peines automatiques, des peines planchers dès qu'un individu s'en prend aux forces de l'ordre", mais "le gouvernement ne nous a pas entendus".

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