Présidentielle : Yves Jégo appelle le Parti radical à soutenir Nicolas Sarkozy

Yves Jégo
Yves Jégo (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le vice-président du Parti radical, Yves Jégo, appelle lundi les radicaux à "s'engager sans tarder" derrière Nicolas Sarkozy en 2012. Il "souhaite" que Jean-Louis Borloo fasse de même. Il dénonce "une aventure personnelle" de François Bayrou.

Le vice-président du Parti radical, Yves Jégo, appelle lundi les radicaux à "s'engager sans tarder" derrière Nicolas Sarkozy en 2012. Il "souhaite" que Jean-Louis Borloo fasse de même. Il dénonce "une aventure personnelle" de François Bayrou.

C'est un retour aux sources pour Yves Jégo. Le vice-président du Parti radical (PR), a appelé lundi sa formation et son président, Jean-Louis Borloo, à "s'engager sans tarder" derrière Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012.

"Je plaide pour que le Parti radical s'engage sans tarder pour soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy", affirme M. Jégo dans Le Figaro, espérant toutefois que le PR "conserve" son "autonomie".

"C'est évident" que l'actuel président de la République est celui qui a le plus de chance de gagner, d'après M. Jégo, et "on voit bien qu'entre (lui) et François Hollande (...), il y en a un qui a les épaules, un autre qui ne les a pas", a-t-il précisé sur Europe 1.

La théorie du big-bang

Invité à dire s'il voulait que Jean-Louis Borloo, qui a renoncé le 2 octobre à se présenter, soutienne lui aussi Nicolas Sarkozy, le député de Seine-et-Marne a répondu : "Je le souhaite".

M. Jégo a affirmé avoir quitté l'UMP parce qu'il "considérait que la droite de la droite y avait pris trop de place", et s'est dit heureux d'avoir "été suivi" sur le sujet avec la création du groupe de députés "Les Humanistes".

D'après lui, "la voie sociale de la majorité peut s'exprimer dans une nouvelle organisation".

Il plaide pour "un big-bang pour bâtir une nouvelle droite multipolaire", car le renoncement de Jean-Louis Borloo "signe aussi la mort de l'Alliance républicaine, écologiste et sociale et de toute velléité de réunir les centres", poursuit-il dans Le Figaro.

"Cette union a d'autant moins de chances d'aboutir que François Bayrou reste dans une aventure personnelle. Il ne veut prendre aucun engagement, il me l'a répété, sur son positionnement pour un second tour. C'est intenable", a encore dit le député et maire de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne).

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