Présidentielle 2017 : Hollande prendra sa décision "à la fin de l'année"

(François Hollande invité de l'émission Dialogues citoyens, sur France 2.)

Dans Dialogues citoyens, ce jeudi sur France 2, François Hollande a répondu aux questions d'un panel de Français et de trois journalistes. Il a défendu son action depuis 2012 et déclaré qu'il prendra sa décision sur une nouvelle candidature "à la fin de l'année".

François Hollande répond aux questions de quatre Français, une cheffe d'entreprise, la mère d'un djihadiste, un étudiant blogueur de gauche et un conducteur d'autocar, électeur FN. L'émission est conduite par David Pujadas, Léa Salamé et Karim Rissouli.

La situation de la France. François Hollande, en ouverture de Dialogues citoyens, dresse un premier bilan de son action et estime que la situation est meilleure qu'au début de son quinquennat : "Oui, ça va mieux. Il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d'impôt, il y a plus de compétitivité, plus de marge pour les entreprises et plus de pouvoir d'achat pour les salariés. Voilà ce que j'ai fait depuis quatre ans et voilà pourquoi je vais poursuivre jusqu'au bout".

Le mouvement Nuit debout.  François Hollande s'est exprimé sur le mouvement Nuit Debout : "J'ai eu 20 ans et je me suis aussi, à un moment, mis dans le mouvement, parce qu'il y avait des injustices, des inégalités. Moi je trouve légitime que la jeunesse aujourd'hui veuille s'exprimer, veuille dire son mot.

"Je réformerai tous les jours de mon mandat"

Les réformes.  François Hollande a assuré que sa dernière année de quinquennat ne sera pas une année sans action : "Je réformerai tous les jours de mon mandat. Je l'ai fait depuis le premier, je le ferai jusqu'au dernier jour de mon mandat".

Le pacte de responsabilité.  Répondant à une question de David Pujadas sur les emplois créés par le pacte de responsabilité, François Hollande a affirmé que ces 34 milliards d'euros de baisse de charges pour les entreprises avaient permis de créer "100.000 emplois net en plus en 2015". "Pour la première fois depuis 5 ans l'économie française a créé davantage d'emplois qu'elle n'en a supprimés", s'est félicité le chef de l'Etat.

La déchéance de nationalité.  "J'ai ressenti le besoin d'une mesure symbolique. On sentait bien qu'à ce moment-là le pays pouvait éclater, il pouvait y avoir une séparation, un affrontement, et je ne le voulais pas", explique-t-il. François Hollande assure que si le texte avait été soumis au Parlement après son discours en Congrès, il "aurait été adopté". "Quand j'ai vu que l'unité, hélas, pour des raisons qui tiennent à des comportements politiques sur lesquels je n'ai pas besoin de revenir ou à des doutes qui pouvaient s'exprimer, j'ai préféré que nous renoncions."

Les attentats du 13 novembre.  François Hollande rappelle qu'il a "entendu les bombes"   le soir des attentats du 13 novembre et qu'il avait "vu les corps, les blessés, les gens qui sortaient hagards du Bataclan."

Voile à l'université.  Il n'y aura pas "d'interdiction" du voile à l'université et il n'y a aucune loi constitutionnelle qui le permettrait, a tranché François Hollande. Manuel Valls avait évoqué cette possibilité d'interdire le voile à l'université.

"Je ne renie rien de ce que j'ai dit au Bourget"

Les électeurs du FN. François Hollande "entend" la colère des électeurs du Front national : "la colère, je l'entends, je peux même parfois la comprendre", répond le président à l'un d'entre eux, invité sur le plateau de l'émission de France 2 Dialogue Citoyen. "Mais il ne faut pas opter pour un remède qui pourrait tuer le malade", dit-il.

La jeunesse et les promesses de 2012.  Interrogé par un jeune français du mouvement Nuit Debout sur les promesses de sa campagne présidentielle en faveur des jeunes, François Hollande a déclaré : "Je ne renie rien de ce que j'ai dit au Bourget", discours emblématique de sa campagne de 2012. "Je serai jugé sur la place accordée à la jeunesse, sur les moyens que je lui aurai donné", a précisé François Hollande.

Présidentielle 2017. François Hollande se prononcera sur sa candidature à sa propre succession "à la fin de l'année""Un quinquennat ce n'est pas quatre ans, c'est cinq ans."