Pour son premier meeting de candidat, Sarkozy dénonce "les mensonges" de Hollande

Le président Nicolas Sarkozy tient son premier meeting de candidat, le 16 février 2012 à Annecy (Haute-Savoie).
Le président Nicolas Sarkozy tient son premier meeting de candidat, le 16 février 2012 à Annecy (Haute-Savoie). (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Au lendemain de sa déclaration de candidature, le président sortant tenait un meeting à Annecy jeudi soir, devant quelque 3500 militants.

Cette fois, c'est parti ! Au lendemain de sa déclaration de candidature à la présidentielle, Nicolas Sarkozy a tenu son premier meeting de campagne, jeudi 16 février au soir à Annecy (Haute-Savoie), devant quelque 3 500 militants. Un discours d'une petite quarantaine de minutes, tenu sur un ton très offensif, dans lequel le chef de l'Etat a à la fois fait la promotion de son bilan, attaqué son rival François Hollande, et martelé sa volonté de "redonner la parole au peuple".

• La promotion du bilan

Reconnaissant d'abord avoir "commis des erreurs", Nicolas Sarkozy a assuré s'être "toujours efforcé d'être juste, sincère, et de donner tout ce que [il] pouvait". "Même quand les souffrances personnelles étaient présentes", a-t-il ajouté. 

Réforme des retraites, exonération des heures supplémentaires, taxe professionnelle, baisse du nombre de fonctionnaires... "En cinq ans, la France a beaucoup changé, s'est-il félicité. La voie de la réforme était la plus difficile, mais nous l'avons fait. (...) En cinq ans, une de mes grandes fiertés est de n'avoir jamais cédé à la pression de la rue, de n'avoir jamais reculé devant aucune réforme."

• L'attaque contre Hollande

Ensuite, sans citer son nom, le chef de l'Etat s'est livré à une véritable diatribe visant son concurrent socialiste. "Quand on s'attaque à la politique familiale (...), quand on remet en cause la réforme des retraites (...), quand on laisse filer les déficits parce qu'on refuse de réduire les dépenses (...), quand on dit que l'ennemi, c'est la finance (...), quand on compromet l'avenir de la filière nucléaire (...), on affaiblit la France et on ment aux Français. On ment matin et soir", a-t-il lancé à l'endroit de son principal rival.

Et Nicolas Sarkozy de fustiger également "cette négociation tellement rafraîchissante entre les Verts et les socialistes", cette "négociation pour quelques postes, pour quelques places, pour quelques prébendes".

• Donner la parole au peuple

Nicolas Sarkozy a également assuré "vouloir [s]'adresser [aux] classes populaires et [aux] classes moyennes (...). Il faut s'efforcer de les comprendre et répondre à leur aspiration profonde au changement. Je veux rendre la parole à cette France du non. Tout le monde veut parler à la place du peuple sans jamais se soucier de ce qu'il veut vraiment." Et le président-candidat de dénoncer "les compromis boiteux et l'immobilisme" qui sortent de "l'entre-soi des élites".

Dans une posture gaullienne, Nicolas Sarkozy a également assuré qu'au cours de son quinquennat, "[il] ne [s'était] jamais posé la question de savoir si les décisions qu'[il] prenait, c'était pour faire plaisir à la droite ou à la gauche". "Mon devoir est de parler à tous les Français. La France, ce n'est pas la droite, ce n'est pas la gauche : la France, c'est tous les Français, disait le général De Gaulle."

• Et maintenant ?

Après avoir officialisé sa candidature, dévoilé son slogan, son site internet et son affiche de campagne, après avoir tenu cette première réunion à Annecy, Nicolas Sarkozy prendra la direction de Marseille dimanche. Il y tiendra son premier grand meeting de campagne, puisque plus de 7 000 personnes sont attendues au parc Chanot. D'ici là, il doit rencontrer vendredi le Premier ministre britannique, David Cameron, et inaugurer son QG de campagne à Paris samedi. "On va commencer à fond et on va accélérer chaque semaine ! Ce ne sera pas du mardi au mercredi, mais du lundi matin au dimanche soir !" a-t-il assuré à ses proches cette semaine. Nous voilà prévenus.

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