Pour Hamon, Hollande est plus proche de DSK qu'Aubry

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste
Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a confirmé mardi un"pacte" entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, soit "une entente entre les deux pour dire : celui qui sera le mieux placé sera le candidat"

Benoît Hamon, porte-parole du PS, a confirmé mardi un"pacte" entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, soit "une entente entre les deux pour dire : celui qui sera le mieux placé sera le candidat"

"Ils n'ont pas eu l'occasion, pour des raisons que vous connaissez, de trancher entre eux cette question-là. Ils se préparaient tous les deux", "ils avaient l'intention tous les deux, ils le souhaitaient", a précisé Benoît Hamon sur Europe 1.

A la question de savoir si Martine Aubry était une candidate par défaut, il a répondu : "Si vous regardez les contenus, l'identité politique de Martine Aubry , elle ne se confond pas avec celle de Dominique Strauss-Kahn et j'ai parfois tendance à penser que l'identité politique de François Hollande est plus proche de celle de Dominique Strauss-Kahn que celle de Martine Aubry ", a répondu le porte-parole.

L'ex-première secrétaire du PS a toujours nié avoir scellé un tel accord de désistement réciproque avec l'ancien directeur général du FMI, écarté de la course après son inculpation pour tentative de viol le 14 mai à New York.

Mais ce dernier l'a contredite dimanche soir sur TF1 en affirmant qu'il y avait entente et qu'il avait bien voulu briguer l'Elysée en 2012 avant ces événements.

Certains analystes y ont vu "un soutien implicite" de DSK à Martine Aubry; tout en reconnassant qu' il la plaçait "dans une position difficile car le doute des Français sur sa motivation est réactivé". En déplacement à Nice lundi, la maire de Lille a rappelé qu'elle n'était "pas une candidate de substitution, pas une candidate par défaut". "Je suis la candidate qu'il faut", a-t-elle lancé à des journalistes.