Politique : faut-il interdire aux parlementaires d'embaucher leurs proches ?

France 3

L'enquête sur l'affaire Penelope Fillon et sur les soupçons d'emploi fictif porte également sur le rôle parlementaire de l'épouse de François Fillon. Aujourd'hui, beaucoup de parlementaires font travailleur leurs proches.

Ce sont deux parlementaires franc-comtois, l'un est député et l'autre est sénateur. Leur point commun : il travaille avec un membre de leur famille dans chacune des assemblées sous des statuts très différents. Éric Alauzet rémunère trois attachés parlementaires. Comme tous les députés, il bénéficie d'un crédit de 9 500 euros par mois. Il peut aussi compter sur son épouse qui possède un badge d'entrée à l'Assemblée nationale à Paris. Elle n'est pas rémunérée : c'est le statut d'assistant bénévole.

Un député sur 5 emploie un proche

Le sénateur Jacques Grosperrin salarie également trois attachés parlementaires. Il dispose pour cela d'une indemnité de 6 000 euros. Parmi ses assistants, sa propre fille. "Je n'ai pas embauché ma fille parce que c'était ma fille. J'ai embauché ma fille parce qu'elle avait des compétences : elle a commencé dans le droit, ensuite elle a fait une licence de communication. [...] Elle gagne 1 700 euros et elle est à 35 heures", détaille le sénateur. Parmi les 20 parlementaires franc-comtois, un seul rémunère sa propre épouse comme attachée parlementaire. Rien d'illégal, mais plusieurs politiques se posent la question avec "l'affaire Penelope Fillon" : faut-il interdire cette pratique comme au Parlement européen ? Un député sur 5 emploie un membre de sa famille en France.

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