Ford : l'usine de Blanquefort à l'arrêt

France 2

Plus de 900 salariés de l'usine Ford de Blanquefort, en Gironde, s'inquiètent pour leur avenir depuis que le groupe a annoncé qu'il cesserait d'investir sur le site.

Les personnels de Ford Blanquefort ne décolèrent pas. Leur combat : sauver plus de 900 emplois de l'usine de Gironde, spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesse automatiques. L'arrêt des investissements, annoncé la semaine dernière, pourrait entraîner le départ de Ford et la fermeture. Un scénario que Philippe Poutou, ancien candidat à la présidentielle et ouvrier sur le site, refuse en bloc. Ce vendredi 9 mars est une journée "usine-morte" : toutes les chaînes de production sont à l'arrêt selon les syndicats. Ces ouvrières sont désemparées : "On est dégoûtées parce qu'ils ont bien profité de nous pendant des années", estime Maria Barboteau.

Le doute gagne aussi les cadres

Depuis 6 heures du matin, la mobilisation est au rendez-vous. Les salariés ne comprennent pas la position de Ford Europe, qui qualifie de "non viable" le projet de conception sur place d'une nouvelle boîte huit-vitesses. Le doute gagne aussi les cadres : "Ma peur est que Ford trouve un repreneur pour faire le sale boulot et qu'on se retrouve licenciés dans un an et demi avec rien", confie Éric Prieu, chef d'équipe du site. Au lever du jour, distribution de tracts afin de sensibiliser la population. Les manifestants se rendent à la préfecture de Bordeaux, où doit se tenir une réunion sur l'avenir de l'usine en présence des dirigeants de Ford.

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