Peillon veut publier les rapports "cachés" de l'Inspection générale

Le ministre de l\'Education, Vincent Peillon, en visite dans une école primaire à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le 21 mai 2012.
Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, en visite dans une école primaire à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le 21 mai 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

Le ministre de l'Education a annoncé avoir demandé la publication des rapports "cachés" sous l'ancien gouvernement, afin de "rendre compte à la Nation des politiques publiques".

En visite dans une école primaire de Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a annoncé lundi 21 mai la publication de rapports réalisés par l'Inspection générale et tenus secrets.

"L'ensemble des rapports de l'Inspection générale qui ont été cachés ces dernières années vont être publiés. J'ai demandé à ce qu'ils le soient", a déclaré Vincent Peillon. Ces rapports sont "quand même faits pour rendre compte à la Nation des politiques publiques", a-t-il ajouté, répondant à une demande formulée début avril par le "Collectif des déchiffreurs de l'éducation". Celui-ci dénonce des "blocages de publications" sous le gouvernement Fillon. Il réclame par ailleurs des statistiques "indépendantes".

Des chiffres critiqués

Selon le collectif, la "dérive" dans l'usage des statistiques a débuté quand Xavier Darcos était ministre, puis s'est poursuivi sous Luc Chatel, notamment via des "pressions" sur la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), le service des statistiques du ministère de l'Education.

Sont concernées des études portant sur le nombre de décrocheurs du système scolaire et sur l'impact de la taille des classes sur la réussite scolaire n'allant pas dans le sens de la communication ministérielle sur les suppressions de postes. Les chiffres sur la baisse des effectifs scolaires ou le nombre d'élèves en dernière année de baccalauréat professionnel étaient également critiqués.

En novembre 2011, la principale fédération de parents d'élèves, la FCPE, et le collectif Interstat, regroupant des syndicats de l'Insee et de services de statistiques ministériels, avaient protesté et réclamé la publication des études du ministère. Certaines l'avaient d'ailleurs été.

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