Pécresse accuse le pouvoir d'avoir fait fuiter l'interpellation de son fils pour consommation de cannabis

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, le 20 février 2017 à Paris.
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, le 20 février 2017 à Paris. (SADAK SOUICI / CITIZENSIDE / AFP)

Le 22 septembre, le fils de Valérie Pécresse avait été interpellé avec quatre grammes de cannabis sur lui. Selon les auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau", cette information a fuité en moins d'une heure.

Après les accusations de François Fillon sur un prétendu "cabinet noir" l'Elysée, au tour de Valérie Pécresse de s'en prendre à l'exécutif. A la lecture de l'ouvrage Bienvenue Place Beauvau, la présidente LR de la région Ile-de-France estime samedi avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation politique" après l'interpellation de son fils en septembre 2016 pour consommation de cannabis et entend porter plainte.

Dans un message intitulé "La nausée", posté samedi 25 mars sur Facebook, Valérie Pécresse dit avoir demandé à son avocat Thibault de Montbrial "de saisir la justice et de porter plainte notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l'enquête et violation du secret professionnel".

Le 22 septembre, le fils de Valérie Pécresse avait été interpellé dans le 15e arrondissement de Paris avec quatre grammes de cannabis sur lui. Les auteurs du livre – Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé – affirment que cette information est très vite remontée au sommet de la hiérarchie policière et qu'un des collaborateurs du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), battu par Valérie Pécresse aux régionales de décembre 2015, en a aussitôt informé "ses contacts journalistes".

"Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes"

"Le renseignement aura mis moins d'une heure à être exploité politiquement", écrivent-ils, alors que Mme Pécresse avait fait de la lutte contre la consommation de cannabis un de ses thèmes de campagne.

Sur sa page Facebook, Mme Pécresse se dit "frappée de stupeur" à la lecture de ce livre "d'apprendre que j'aurais été victime d'une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée avec la complicité d'un directeur de la préfecture de police, proche de Monsieur Valls, Premier ministre à l'époque, et d'un conseiller de Monsieur Bartolone, président de l'Assemblée nationale".

"Messieurs Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre qui, s'ils sont avérés, déshonorent la politique et abîment la démocratie", ajoute-t-elle.

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