Moscovici en remet une couche sur le "volet de croissance"

Pierre Moscovici, à Paris, le 11 janvier 2012.
Pierre Moscovici, à Paris, le 11 janvier 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

Le nouveau ministre de l'Economie réaffirme la ligne dictée par François Hollande : pas de ratification du traité budgétaire européen sans disposition sur la croissance.

Le nouveau ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a réaffirmé, jeudi 17 mai, que la France ne ratifierait pas le traité européen de discipline budgétaire qu'elle a signé si un volet de croissance n'y était pas adjoint. "Ce qui a été dit de manière claire, c'est que le traité ne serait pas ratifié en l'état et qu'il faudrait le compléter par un volet de croissance, par une stratégie de croissance", a expliqué Pierre Moscovici sur BFMTV.

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 "Il faut réorienter la construction européenne, non pas pour tourner le dos à la responsabilité budgétaire", a affirmé Pierre Moscovici. Et il poursuit : "Je veux dire les choses de manière très claire : François Hollande l'a toujours dit, il faut que nous combattions la dette publique, que nous réduisions les déficits, que nous sécurisions la situation de la France. C'est fondamental : un pays qui s'endette, c'est un pays qui s'appauvrit."

Pour le maintien de la Grèce au sein de la zone euro

Pierre Moscovici a par ailleurs réaffirmé que Paris souhaitait le maintien dans la zone euro de la Grèce, aux prises avec une crise politique. "Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro", a-t-il déclaré. Il a ajouté : "Nous le souhaitons fortement parce que la Grèce est membre de l'Union européenne, parce que la zone euro est une zone qui est unie, elle ne peut pas se défaire."

Lors de leur première rencontre, le 15 mai à Berlin, le nouveau président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel avaient affiché leur unité sur cette question.

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