Neuf membres du PCF et des Jeunes communistes exclus ou suspendus après des accusations de viols et d'agressions sexuelles

Un drapeau du PCF, le 1er mai 2016, à Nantes (Loire-Atlantique). 
Un drapeau du PCF, le 1er mai 2016, à Nantes (Loire-Atlantique).  (LOIC VENANCE / AFP)

Quatre membres du PCF et du MJCF ont été exclus, tandis que cinq autres ont été suspendus.

Des sanctions et une cellule d'écoute. Neuf personnes ont été exclues ou suspendues du PCF et du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF) depuis la publication par la presse de plusieurs témoignages de militantes disant avoir été violées ou agressées. Les deux organisations ont annoncé, mercredi 10 avril, par communiqué, avoir par ailleurs signé une convention avec le Collectif féministe contre le viol (CFCV).

Sollicitée par l'AFP, la direction du PCF a précisé que depuis les révélations dans la presse, à partir de fin février, quatre membres du PCF et du MJCF ont été exclus, tandis que cinq autres ont été suspendus. L'association CFCV doit apporter "notamment un soutien moral, matériel et juridique" aux victimes. Les deux organisations ont aussi ouvert une "cellule d'écoute indépendante, externe au PCF, afin de recueillir la parole des victimes, en toute indépendance"

L'Obs avait notamment révélé qu'à la tribune du dernier congrès du MJCF, le 27 janvier, deux coordinateurs nationaux avaient été nommément accusés par un groupe de militants de "protéger des agresseurs depuis plusieurs années en mettant systématiquement le blâme sur les victimes pour qu'elles quittent l'organisation".

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