Fête de l'Humanité : après avoir quitté le Parti communiste, Patrick Braouzec annonce son retour

Patrick Braouzec, ancien député-maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 5 mai 2011, à Paris.
Patrick Braouzec, ancien député-maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 5 mai 2011, à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

Patrick Braouzec, ancien député-maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a annoncé son retour au Parti communiste, samedi sur franceinfo, après l'avoir quitté en 2010.

La Fête de l'Humanité, qui se tient samedi 16 et dimanche 17 septembre, peut-être l'occasion de séparation, comme avec Jean-Luc Mélenchon, mais aussi celle de retrouvailles. Patrick Braouzec, ancien député-maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a annoncé depuis La Courneuve (Seine-Saint-Denis) où se tient la fête, avoir repris sa carte au Parti communiste, samedi sur franceinfo. Celui qui a quitté le PCF en 2010, a "profité de cette fête pour réadhérer au Parti communiste français".

Le Parti communiste est "la seule force politique qui permet d'espérer construire une alternative de gauche, crédible responsable, qui permet des passerelles, des ponts avec d'autres personnes progressistes", a affirmé Patrick Braouzec.

Je n'avais jamais vraiment quitté la famillePatrick Braouzec
ex-député-maire de Saint-Denis
à franceinfo

"J'étais toujours dans la famille communiste, mais j'avais effectivement pris des distances", a admis Patrick Braouzec. "Je suis toujours convaincu que la forme 'parti', n'est pas la plus adéquate. Ce qui s'est passé avec En Marche ! et La France insoumise est là pour le démontrer, mais je pense qu'on a besoin de colonne vertébrale, pour reconstruire quelque chose et je crois que le Parti communiste est cette colonne vertébrale", a précisé celui qui avait soutenu Emmanuel Macron lors de la présidentielle, avant de faire part de sa déception au mois d'août dernier.

Pour réunir la gauche, il faut travailler avec "tous ceux qui ont véritablement envie de changer, de créer les conditions d'un rassemblement populaire très large avec l'ensemble des progressistes sans a priori, sans rejeter, sans principes arrêtés", a énuméré Patrick Braouzec. Il faut "se différencier avec l'attitude de Jean-Luc Mélenchon qui considère qu'il y a un chef, un projet et qu'il n'y a pas à discuter, qu'il n'y a pas à négocier avec qui que ce soit", a conclu l'ex-député-maire de Saint-Denis.