Quatre choses à savoir sur le référendum sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Un panneau posé par des opposants au projet d\'aéroport, le 13 juin 2016 à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Un panneau posé par des opposants au projet d'aéroport, le 13 juin 2016 à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). (LOIC VENANCE / AFP)

Près de 970 000 électeurs de Loire-Atlantique étaient appelés aux urnes, dimanche, pour se prononcer sur le projet, polémique, d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. 

Une consultation citoyenne, dimanche 26 juin, appellait les électeurs de Loire-Atlantique à se prononcer sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. "Etes-vous favorable au projet de transfert de l'aéroport de Nantes Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ?" : telle était la question qui va peut-être venir clore un feuilleton vieux de cinquante ans.

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Qui pouvait voter ?

Tant qu'ils sont majeurs et se sont inscrits sur les listes électorales, tous les habitants des communes de Loire-Atlantique pouvaient se prononcer sur la question. Les électeurs européens inscrits sur la liste électorale complémentaire municipale pouvaient aussi voter. Le vote par procuration était aussi autorisé.

Où les électeurs devaient-ils voter ?

La consultation se tenait dimanche 26 juin, pendant toute la journée, dans les bureaux de vote habituels. La majorité des 1 081 bureaux étaient ouverts de 8 heures à 18 heures, à l'exception de Rezé et Saint-Herblain, où les électeurs avaient jusqu'à 19 heures. A Nantes, les électeurs pouvaient aussi voter jusqu'à 20 heures, heure à laquelle sont tombés les premiers résultats.

Qu'ont décidé les électeurs ?

Ils ont dit "oui", et un "oui" massif. Les électeurs de Loire-Atlantique ont voté "pour" à 55,17% des voix. Un sérieux camouflet pour les opposants au projet, qui dénoncent depuis des années un projet démesuré et inutile.

Quelles conséquences ?

En théorie, ce vote n'est pas contraignant, il est seulement consultatif. Mardi 21 juin, Manuel Valls a pourtant assuré que le résultat scellera bien l'avenir de l'aéroport"Si le non l'emporte, le projet sera abandonné", avait assuré le Premier ministre à l'Assemblée nationale. Que le gouvernement tienne ou non sa promesse, et malgré le vote des citoyens en faveur de l'avancement du projet, les opposants ont d'ores et déjà prévenu que cette issue ne saurait stopper leur combat.