Notre-Dame-des-Landes : les zadistes vont-ils être expulsés ?

France 2

Les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont jusqu'à ce vendredi soir pour quitter les lieux. L'ultimatum du gouvernement prend fin dans quelques heures.

Pour eux, il n'est pas question de partir, bien au contraire. Aujourd'hui, les zadistes construisent une maison d'accueil pour les visiteurs, et c'est tout un symbole. Demain, samedi 31 mars, avec la fin de la trêve hivernale, le gouvernement pourra évacuer la zone et ses 300 habitants. Pour certains, c'est une crainte; pour d'autres, c'est un moyen de mobiliser les sympathisants de la ZAD.

L'État contraint de prévoir le relogement des zadistes avant toute intervention ? 


Aucun, en tout cas, n'envisage de quitter les lieux demain. À quelques mètres de là, la route des chicanes est toujours barrée par les gendarmes, mais son état s'améliore malgré quelques obstacles. Pour les agriculteurs de la zone, c'était la première priorité. Mais l'un d'eux, Thierry Drouet, installé ici depuis le début de la lutte, ne veut pas voir les gendarmes intervenir pour déloger les zadistes. Les habitations sur la ZAD sont des squats occupés illégalement, mais selon l'avocat de certains occupants, l'État doit d'abord les prévenir et devrait prévoir des solutions de relogement avant toute intervention. À Notre-Dame-des-Landes, personne ne sait précisément quelles sont les intentions de l'État. Demain, les occupants manifesteront à Nantes pour affirmer leur volonté de rester vivre ici. 

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