Notre-Dame-des-Landes : les zadistes se penchent sur "un futur" à inventer, "sans pression policière"

La route D281, à Notre-Dame-des-Landes, devra être rapidement dégagée, selon le Premier ministre, Edouard Philippe.
La route D281, à Notre-Dame-des-Landes, devra être rapidement dégagée, selon le Premier ministre, Edouard Philippe. (MAXPPP)

Au lendemain de l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les zadistes vont se réunir jeudi pour évoquer l'avenir du site occupé.

Au lendemain de l'annonce de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, les zadistes vont se réunir jeudi 18 janvier pour décider de l'avenir du site occupé. Beaucoup comptent rester sur le bocage.

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Le secteur est calme jeudi. On aperçoit quelques voitures de gendarmerie, quelques occupants de la ZAD qui rejoignent leurs lieux de vie après une longue nuit passée à fêter la victoire. Les zadistes vont-ils partir ou rester ? Même après la date butoir du printemps, annoncée par le Premier ministre Edouard Philippe mercredi, un zadiste se faisant appeler Camille, comme la plupart des occupants, dit "croire au futur", assurant que "tous ceux qui le souhaitent, restent sur place".

On trouvera un futur à notre mesure, un futur singulier qui sera peut être inspiré du Larzac, du Chiapas, de la Commune de Paris, surtout de ce qu’on ira inventer, nous.Camille, zadisteà franceinfo

La route départementale D281 qui traverse la ZAD sera-t-elle libérée ? Mobiliser les gendarmes n’est pas une bonne idée, selon une autre zadiste, elle aussi appelée Camille.

La présence ou l’intervention policière à ce niveau ne va pas aider. Au contraire, ça ne ferait qu’envenimer la situation.Une occupante de la ZADà franceinfo

Camille affirme que le mouvement prend en charge cette question. "On y travaille, on va trouver des solutions. On demande de ne pas mettre une pression qui ne servira à rien", prévient-elle. Les zadistes doivent se réunir aujourd’hui pour discuter du futur de cette route départementale, appelée la route des chicanes, en raison de son encombrement dû aux cabanes des occupants.  

Le jour d'après auprès des zadistes - un reportage de Benjamin Illy à Notre-Dame-des-Landes
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