Notre-Dame-des-Landes : les pro-aéroport n'envisagent pas que le gouvernement puisse abandonner le projet

Notre-Dame-des-Landes, le 11 janvier 2018. 
Notre-Dame-des-Landes, le 11 janvier 2018.  (MAXPPP)

Vendredi, franceinfo a révélé que le gouvernement pourrait demander l'annulation du contrat qui lie l'État au groupe Vinci dans le dossier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Alain Mustière, président de l’association Des ailes pour l’Ouest, refuse d'y voir le signe que le gouvernement a pris la décision d'abandonner le projet .

Le gouvernement pourrait demander l'annulation du contrat qui lie l'État au groupe Vinci pour la construction et l'exploitation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), révèle franceinfo vendredi 12 janvier. Alors que le Premier ministre, Édouard Philippe, doit annoncer d'ici fin janvier si l'aéroport sera construit ou non, l'exécutif étudie la possibilité de contester le contrat sur le plan juridique, en raison d'une "clause bizarre". Alain Mustière, président de l’association Des ailes pour l’Ouest, refuse d'y voir le signe que le gouvernement a pris la décision d'abandonner le projet .

"Tous les termes du contrat étaient connus"

Selon Alain Mustière "dans l'ambiance actuelle, les ministres comme les cabinets ministériels prennent bien la précaution de dire qu'il n'y a pas de décision prise actuellement. Je voudrais ajouter que le dossier des médiateurs n'apporte pas de solutions nouvelles. Il n'y a pas d'éléments nouveaux par rapport à ce dossier."

Quant au contrat qui comporterait donc une "clause bizarre", Alain Mustière n'est "pas dans la confidence" mais assure que c'est un contrat qui a été signé après un appel d'offres "C'est une consultation, ce n'est pas un contrat de gré à gré. Tous les termes du contrat étaient connus par tous pour répondre à cet appel d'offres", affirme-t-il.

Un impensable retour en arrière 

Le président de l’association Des ailes pour l’Ouest s'inquiète aussi des conséquences financières en cas de non réalisation du projet. "Je suppose que le groupe Vinci, qui a ce contrat en main, qui a commencé des études, qui sont quasiment terminées, a engagé des frais et qu'il voudra évidemment, si on lui retirait ce contrat, avoir le remboursement de ce qu'il a déjà engagé en études et [se faire ] retourner une partie du profit qu'il aurait eu s'il avait exploité l'aéroport."

En juin 2016, les résultats d'une consultation montraient que 55,17% des habitants de Loire-Atlantique étaient favorables au transfert de l'aéroport. "On ne peut pas s'assoir sur ce vote. La démocratie doit l'emporter sur toute autre considération", insiste Alain Mustière.

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