Notre-Dame-des-Landes : les expulsions ont repris, de nouveaux affrontements entre forces de l'ordre et zadistes

Des zadistes lancent des projectiles sur les gendarmes mobiles, le 10 avril 2018, à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).
Des zadistes lancent des projectiles sur les gendarmes mobiles, le 10 avril 2018, à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). (LOIC VENANCE / AFP)

La préfète de Loire-Atlantique a dénoncé l'arrivée dans la ZAD d'opposants "venus casser du gendarme".

Les expulsions ont repris dans ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), mercredi 11 avril. De nouveaux heurts ont éclaté entre gendarmes mobiles et zadistes positionnés derrière des barricades. Les forces de l'ordre ont répliqué aux projectiles lancés par un groupe d'environ 70 zadistes par des tirs de grenades lacrymogènes et de désencerclement. Un hélicoptère survole la zone tandis qu'un convoi de plus d'une vingtaine de fourgons de gendarmerie s'est positionné sur la D281, a constaté l'AFP.

Selon la préfète de Loire-Atlantique, 16 sites ont été évacués lundi et mardi. Parmi eux, 15 ont été démolis. Nicole Klein a dénoncé sur France Bleu Loire Océan la présence d'opposants uniquement "venus casser du gendarme" à Notre-Dame-des-Landes.

Vingt-huit gendarmes blessés

Selon le ministère de l'Intérieur, 28 gendarmes ont été blessés depuis le début des opérations d'expulsion. Quatorze souffrent de traumatismes sonores et quatre ont été hospitalisés après un tir manqué de grenade avec effet de souffle et lacrymogène. Côté zadistes, le bilan des blessés est plus "compliqué" à obtenir, a expliqué la préfète, car "l'Etat ne connaît que ceux qui sont pris en charge par les pompiers ou les services de l'Etat". "A ma connaissance, il y en avait deux", a-t-elle précisé, tandis que les zadistes ont fait état d'une trentaine de blessés.

Vous êtes à nouveau en ligne