Notre-Dame-des-Landes. Le tribunal autorise l'expulsion d'opposants à l'aéroport

Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé, le 25 mars 2013, l\'expulsion d\'opposants qui occupent un ensemble de cabanes construites sur le site du futur aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes (Loire-Atlantique).
Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé, le 25 mars 2013, l'expulsion d'opposants qui occupent un ensemble de cabanes construites sur le site du futur aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes (Loire-Atlantique). (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

Leur avocat espère néanmoins que la décision du tribunal ne soit pas exécutée tant que le rapport de la commission de dialogue ne sera pas rendu, ce qui est prévu pour le début du mois d'avril.

Un lieu symbolique de la lutte va-t-il être évacué ? Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé, mardi 25 mars, l'expulsion d'opposants qui occupent un ensemble de cabanes construites sur le site du futur aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique).

Cette dizaine de cabanes, bâties dans deux clairières, se trouvent au centre de la zone d'occupation et forment un hameau baptisé "La Chateigne" par les opposants. Edifiées le 17 novembre lors d'une manifestation géante ayant rassemblé entre 13 000 et 40 000 personnes, selon les estimations divergentes de l'Etat et des manifestants, elles accueillent depuis des collectifs "anti nddl" (anti-Notre-Dame-des-Landes), venus de toute la France, qui s'y relaient chaque semaine. Pour empêcher la destruction de ces cabanes, autorisée une première fois par la justice le 11 décembre 2012, plusieurs opposants s'en sont nominalement déclarés occupants. Vinci, le promoteur qui doit construire l'aéroport, a alors entamé une nouvelle procédure d'expulsion.

L'avocat des opposants, Pierre-Henri Marterêt, espère néanmoins que la décision du tribunal ne soit pas exécutée tant que le rapport de la commission de dialogue ne sera pas rendu, ce qui est prévu pour début avril. Les travaux de la commission ont déjà permis, de fait, un arrêt des interventions des forces de l'ordre depuis quatre mois.

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